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Vendée Arctique Les Sables J - 3

Retour sur la troisième Web Conf de la Vendée Arctique Les Sables à 3 jours du départ, avec Clarisse Crémer skipper Banque Populaire et Boris Herrmann skipper de Seaexplorer - Yacht Club de Monaco. Mais aussi Giancalo Pedote, Fabrice Amédéo et Thomas Ruyant



Clarisse Crémer, skipper Banque Populaire X : "Tout va bien, j'ai fait deux offshore de 48 h et un de 24 h et ça été de mieux en mieux c'est plutôt positif, le bateau est bien, c'était du vrai faux solo avec les emmerdes qui vont avec. Sur le 1er 48 h j'ai eu plus de 30 nœuds pendant plusieurs heures, ça permet de se souvenir de ce que ça fait. Là haut, en Island, j'y suis déjà allée mais en touriste pour me balader, l'endroit n'est pas le plus accueillant, j'y vais en mode découverte, je ne sais pas exactement où je mets les pieds, et sur le chemin vers l'Islande, il peut y avoir de grosses dépressions, mais c'est ce que j'ai besoin pour faire fonctionner mon bateau. .. D'être chez soit c'est plutôt confortable, c'est dommage de ne pas pouvoir partager avec le public au village, mais c'est pas mal. Oui le fait d'être aussi proche du Vendée Globe, on est un peu plus stressé d'avoir un problème avec le bateau. En ce qui me concerne j'y vais pas pour jouer aux avant-postes, donc ça sera plus facile de lever le pied en fonction des conditions, même si on se laisse souvent prendre au jeu. Je pars pour terminer une première course en solo sur un IMOCA60".


Boris Herrmann, skipper de Seaexplorer - Yacht Club de Monaco : "Je suis à Lorient (Il tourne sa webcam pour nous montrer son bateau amarré au ponton), apte pour partir sur la course. J'ai navigué que 6 jours avec la nouvelle configuration du bateau à cause du confinement. On aurait dû faire beaucoup de navigation, mais cela n'a pas été possible. Le bateau est prêt. Mais la course va permettre d'avoir de nouveaux repères, avec cette nouvelle configuration pour préparer au mieux le Vendée Globe. Nous allons aussi pouvoir mettre en route notre programme scientifique. L'objectif, est de bien prendre en main ce bateau, il a complètement changé, avant on naviguait à 11 nœuds, maintenant c'est 18 nœuds à conditions identiques. Donc ça change complètement de mener ce bateau à toutes les allures, malheureusement nous n'avons pas eu le temps de nous l'approprier, donc je serai ravi de finir la course en ayant appris comment fonctionne le bateau et ne rien avoir cassé... La sensation d'avant course est vachement différente. Normalement 3 ou 4 jours avant le départ tu sens l’énergie dans le village, là on est tous chez nous, on est plus concentrés, moins excités. Ce qu'on fait là c'est bien quand même, que cette course s'organise, je sais que ça n'a pas été facile, mais on est seul à bord, donc c'est le meilleur sport vu la situation, car on a l'habitude de partager notre aventure, on commence un peu plus tôt ce partage, même avant la course en visio... Vaut mieux pousser pendant la course un peu pour voir jusqu’où je peux aller avec le bateau pour être prêt pour le Vendée Globe, je suis qualifié. On va dans le grand Sud pour le Vendée Globe, donc 50 nœuds, ce n'est pas une exception, c'est a éviter si on peut, mais c'est bien de le tester. S'il y a des conditions musclées, il faut tester le bateau, c'est vraiment l'objectif de cette course".

Thomas Ruyant, skipper de Linkedout : "C'est assez étonnant on prépare la course à la maison en famille, mais tout va bien. On a bien avancé pendant les deux mois et demi du confinement. Les navigations se passent bien, le bateau est bien né. Le retour du Brésil a été bénéfique en terme d'ergonomie. Je suis bien dans mes bottes, bien préparé physiquement, et impatient de régater. Moi ça va être un retour en solitaire sur un IMOCA60. Je n'en ai pas fait en course depuis le dernier Vendée Globe. C'est toujours un défi de naviguer sur ces engins, c'est toujours excitant. On va essayer d'utiliser cette course pour préparer au mieux le Vendée. Je regarde la météo, on ne sait pas trop dans quel sens on va tourner , donc je fais pas mal de météo... L'objectif sportif, le stage à Port Laf s'est bien passé, il confirme les performances de 2019, On a une bonne équipe, un bon bateau, j'ai essayé de bien me préparer, et c'est une course en solo sur un IMOCA60 j'ai envie d'en profiter pour bien faire, en y mettant de l’énergie... Je vous confirme que le bateau de Boris va bien, va vite, il a franchit un nouveau cap, ils ont bien progresser, Je connais bien le bateau pour avoir fait la Jacques Vabre avec Boris dessus. Super travail Boris ! Vu le parcours, il y a peu de chance que nous ayons que du temps calme pendant la course. Donc je m'attends à gérer des dépressions, on va trouver toutes sortes de vent, sortir tout le jeu de voiles, c'est ça que je trouve inintéressant sur cette nouvelle course, la variété météo et les différences de températures. Moi je suis un peu monté un peu Nord en croisière familiale. Je suis pas complètement confiné, je passe au bateau, je suis plus à la maison, et je fais attention en essayant de tout préparer avec l'équipe... Le compétiteur va vite reprendre le dessus, nous avons des bateaux fait pour ça, ils sont prêts, si il y a des petits soucis on aura le temps de les régler. Non je pars avec une grosse envie pour faire un résultat".


Fabrice Amédéo, skipper de Newrest- Art & Fenêtres : "On a bien géré la pandémie, mais on avait nos deux safrans chez Persico le centre de la pandémie, en Italie, qui nous a retardés. Donc l'objectif étant de se préparer pour le Vendée, je n'ai pas vraiment pu me préparer spécifiquement pour cette course. j'ai préféré attendre d'avoir le bateau avec ses safrans prévus pour le Vendée Globe. Je ne suis jamais monté aussi Nord, ça va être une première aussi pour moi, je suis très excité par ce voyage. J'espère qu'on aura du vent, pour détecter un éventuel problème avant le Vendée Globe. Le bateau est prêt pour 45 nœuds. J'ai l'impression de vivre dans une sorte d’insouciance, ça ne ressemble pas à une veille de course, je suis avec mes filles à la Trinité, ma femme travaille à Paris, c'est comme d'habitude, je suis concentré, la préparation du bateau avec l'équipe est habituelle, mais zéro pression, alors que c'est quasiment une Route du Rhum ! Je suis très motivé, mais il faut mettre les choses dans le contexte, cette course va révéler la grosse différences entre les derniers bateaux construits et les autres, il peut y avoir 10 nœuds d'écart, je le vois bien en baie de Quiberon entre mon bateau de la génération précédante et celui d'Armel Tripon. Donc ça va remettre les choses à plat. Cette course il faut la faire pour préparer le Vendée. Ceux qui ne font pas cette course ne pourront pas dire qu'ils ont préparer le Vendée Globe cette année. Ce n'est pas en faisant des runs près de la côte qu'on le prépare. Je m'attends à des énormes différences sur le prochain Vendée entre les bateaux. Et sans doute à beaucoup de casse".


Giancarlo Pedote, skipper de Prysmian Group : "Tout va bien, en forme ! La dernière sortie de 48 h on a pris 35 nœuds de vent donc on a pu tester le bateau dans des conditions un peu musclées. La Vendée Arctique Les Sables, c'est un vrai test avant le Vendée Globe surtout pour l'organisation matérielle. Je pars pour tester le bateau dans toutes les conditions et avoir un bon retour pour préparer le Vendée Globe. Hier petit footing et sinon la vie continue... Je ne suis jamais allé plus Nord que le Fastnet, donc c'est une découverte, j'ai envie de voir les couleurs de la mer, de découvrir comment ça pique un peu des fois. C'est quelque chose qu'il faut faire, cette course va nous permettre de tester nos chantiers d'hiver... Oui la situation est particulière, mais je passe tous les jours au bateau, car c'est nous qui serons à bord pendant 15 jours, pour préparer, pour se projeter, dans cette belle course qui s'annonce excitante... Cette course est vraiment là pour chercher, tester le potentiel de mon bateau en solitaire et dans de grosses conditions, c'est une belle occasion de retrouver les conditions qu'on aura pendant le Vendée Globe".


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