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A un mois du début du Pro Sailing Tour, le point du côté du Leyton Sailing Team.

Une semaine que l'Ocean Fifty Leyton a été remis à l'eau à St Philibert, déjà comment tu le trouves esthétiquement ?


Sam Goodchild : Esthétiquement parlant le bateau est top, de voir les couleurs Leyton, on préfère ça que le vert. Et pour les premières navigations qu’on a effectuées, le bateau va bien aussi. On est très contents des modifications effectuées.



A voir en statique sur l'eau, il semble léger, vous avez gagné du poids pendant les deux mois de refit ?


Sam Goodchild : On a fait tout ce qu’on pouvait pour l’alléger ce bateau. Le bateau est un peu lourd par rapport à la jauge, mais tout ce qu’on a pu être modifié pendant le refit avait pour but de le rendre plus léger. On gagne du poids avec la casquette qui est maintenant amovible et qui pourra être remise en place en une trentaine de minutes à trois personnes, quasiment au dernier moment, si les conditions météo deviennent compliquées. On a gratté un peu partout, sur tout ce qu’on pouvait. Nous n’avions pas le poids du bateau quand nous l’avons récupéré. On a le poids du bateau quand il a été construit, en 2017, chez CDK, mais rien depuis. Donc nous ne savons pas vraiment ce que nous avons gagné.



Le Leyton Saling Team n'a pas perdu de temps, vu que dès le lendemain vous avez effectué votre première navigation, qui était, même pour toi, la première navigation tout court sur le trimaran. Comment s'est passée cette prise en main ?


Sam Goodchild : Oui on a mis à l’eau à 18 heures et le lendemain midi, on partait effectuer notre première navigation. C’était ma première navigation sur ce bateau donc la seule comparaison possible était mes quelques navigations sur le Leyton (Noir Désir), de la saison dernière. Le comportement de Leyton 2021, n’a rien à voir avec celui de la saison dernière. Le bateau a plus de volume dans les étraves. Il est plus rigide, avec la forme des bras en « X ». Le troisième jour de navigation, le vent était assez fort, on avait de la mer et tout de suite tu sens que le bateau est sain dans ces situations là, il passe vraiment bien dans la mer, le foils aide beaucoup aussi.


Le premier dossier, une fois Leyton remis à l’eau, en dehors de la prise en main du trimaran, était l'adaptation du jeu de voiles du trimaran de l’an passé. Vous en êtes où sur les voiles ?


Sam Goodchild : Les voiles d’avant pour le moment nous n’y avons quasi pas touché. La grand voile, elle a été pas mal redécoupée. Le mât étant pas du tout implanté au même endroit que sur l’ancien, il est près de 60 cm en plus en arrière. Nous sommes donc limités en longueur de bôme. Il reste encore quelques détails à régler de ce côté-là, mais nous sommes heureux de ce que nous avons réussi à faire avec les équipes de North Sails, qui ont fait un super boulot.


Vous avez récupérez les polaires du bateau, avez-vous commencé à explorer ce domaine ?


Sam Goodchild : Nous n’avons pas encore fini de calibrer l’électronique du bateau. Nous n’avons pas encore eu de temps pour mettre en place toute cette partie là à bord. Il faut avoir confiance dans toutes ces données avant de pouvoir comparer tout ça. Oui nous avons les polaires du bateau et aussi celles de la saison dernière sur Noir Désir, on va pouvoir comparer tout ça et je pense que ces données seront très différentes de toute façon des polaires d’origine du bateau et de celles de la saison passée.


Les navigations se font sans la casquette qui protège tout le cockpit, c'est humide à bord ?


Sam Goodchild : Oui effectivement, mais avec notre casquette que nous avons rendu amovible pendant le refit, nous allons pouvoir nous adapter en fonction des conditions météo. D’ailleurs là je regarde par la fenêtre et l’équipe est en train de la mettre en place sur le bateau, car avec une nouvelle bôme plus grande, mais plus légère, nous ne pouvons pas encore naviguer avec la casquette mais ça va venir.


Des points sont-ils à revoir à bord de Leyton, avant le début du Pro Sailing Tour début mai à Brest ?


Sam Goodchild : Non aujourd’hui l’objectif est d’optimiser ce que l’on a. C’est un bateau simple mais il faut qu’on le connaisse bien, qu’on le pousse à fond, connaître ses limites. On a bien sûr des questions en tête qui vont continuer de tourner… comme mettre la bôme plus bas, donc une casquette plus basse aussi, on réfléchit pour continuer d’avancer, mais il n’y aura pas de modifications d’ici au premier grand prix, l’objectif est d’optimiser la plateforme que l’on a. On ne connaît pas encore assez le bateau pour l’exploiter à 100% de ses capacités. Ensuite petit à petit, quand on aura passé des journées en mer, des nuits en mer, là on pourra penser aux améliorations éventuelles.


Vous serez combien d'équipiers à bord lors des différents épisodes du Pro Sailing Tour ?



Sam Goodchild : Nous allons annoncer l’équipage dans les prochains jours, ce n’est pas encore validé. Nous avons navigué avec François Morvan, j’ai beaucoup navigué avec François sur Spindrift 2, sur les M32, sur Sodebo Ultim’ 3, c’est quelqu’un que j’apprécie énormément. On commence à se connaître pas mal, j’ai très envie de naviguer avec lui. Thomas Coville est aussi venu naviguer avec nous, c’est vraiment chouette, il a une énorme expérience, il a énormément partagé avec nous et comme son trimaran est en chantier ça lui a fait plaisir. Et même au sein de l’équipe entre Aymeric, Romain, Axel et moi-même, on a une très bonne ambiance, un très bon esprit, on partage énormément. Tout cela est très vertueux avec toutes ces personnes qui nous entourent.


Il reste un peu plus d'un mois, avant le début du championnat, quel est votre programme de préparation d'ici là ? Des entraînements en commun avec d’autres Ocean Fifty ?


Sam Goodchild : Ca va aller très vite maintenant ! On a demandé à rejoindre les deux Ocean Fifty en stage depuis près de deux semaines à Pornichet (Primonial et ARSEP). Hier nous les avons retrouvés au large de Pornichet. Ils sont plus en avance que nous dans leurs préparations, ils ont retrouvé l’eau il y a déjà quelques temps, avec des bateaux qu’ils connaissent très bien. Ils s’entraînent avec un coach. Nous devions les retrouver de nouveau aujourd’hui (vendredi 26 mars), mais les conditions ne sont pas idéales, donc nous n’allons pas pouvoir. D’ici fin avril, nous allons essayer de caler de nouvelles journées d’entraînements en commun. De toute façon, nous avions besoin de tout vérifier après la mise à l’eau, avant de commencer à se fixer des objectifs trop ambitieux. C’est top de pouvoir se retrouver comme cela, se confronter. Hier nous avons surtout travaillé les phases de départs et les parcours bananes. Ça nous apporte énormément, ça nous aide à mieux connaître notre bateau Leyton. Avec nos deux safrans de flotteurs et l’absence de safran sur la coque centrale, il faut qu’on soit hyper vigilant dans ces phases, on apprend tous les jours. Et comme j’aime bien découvrir et progresser, c’est parfait !


Maintenant que Leyton est à l'eau, as-tu regardé un peu ce que fait la concurrence durant cette phase de préparation ?


Sam Goodchild : Il est encore un peu tôt pour pouvoir se comparer et personne n’a encore navigué contre les deux nouveaux bateaux (Planète Warriors et Arkema 4). Arkema 4 est une grande inconnue. Je suis en phase d’apprentissage, j’apprends tous les jours et pour le moment, on ne sait pas vraiment comment ils naviguent. Plein de paramètres rentrent en ligne de compte : les voiles, le poids des bateaux, etc. On a hâte de voir.



Avez-vous déjà intégré, ou allez vous lors les prochaines sorties, intégrer à l'équipage des membres du Magenta Project ?


Sam Goodchild : Oui nous avons déjà navigué avec plusieurs filles, des filles avec des profils un peu différents, pour savoir qui fera partie de l’équipage sur les grands prix. Nous avons le premier évènement Magenta Project les 21 et 22 avril. Nous allons essayer d’impliquer un maximum de femmes durant l’année pour qu’elles puissent découvrir la navigation en multicoque.


Le programme des Ocean Fifty a été révélé le même jour que la mise à l'eau de ton trimaran Leyton, la journée n'a pas dû être de tout repos... Un beau programme, tu peux nous en dire quelques mots ?


Sam Goodchild : Oui la journée a été bien chargée ! C’est génial de voir la dynamique de la classe, de voir que nous sommes six skippers, six équipes et que tout le monde travaille ensemble pour que le Pro Sailing Tour fonctionne. C’est très solidaire. La structure qui gère le Pro Sailing Tour est aussi très motivée. J’ai hâte de voir ce que ça va donner sur l’eau avec les six bateaux. Peut-être sept si un skipper arrive à monter un projet avec Noir Désir. Avec cinq grands prix et une course au large pour revenir de Méditerranée en Atlantique, ça va être génial, passionnant. Moi j’adore la compétition, la performance, c’est vraiment quelque chose d’unique, avec de l’équipage réduit au large, cinq équipier en grand prix, des invités à bord, sans oublier le média man. C’est génial, il y a une très bonne dynamique. Je suis fan en tout cas.


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