

Ultim Boat
17 janv. 2026
Continuer ce tour du monde
Samedi 29 novembre 2025 15 h 00 : Top départ pour The Famous Project, c'est vers 14h40 qu'IDEC Sport et son équipage ont franchi la ligne marquant le début de leur tentative sur le Trophée Jules Verne.
Dans 23 noeuds de vent de Nord Ouest, le trimaran lancé à 13.5 noeuds est passé devant le phare du Créac'h. Un départ en douceur pour les huit femmes à bord dut trimaran détenteur du Trophée Jules Verne.

20 h 00 : Après 5 heures de tentative, IDEC Sport n'a parcouru que 95 milles et se trouve à la hauteur de Pornic. De mémoire, jamais une tentative sur le Trophée Jules Verne n'aura débutée aussi doucement. Mais comme l'indiquait Alexia Barrier avant le départ ce matin : "Les 24 premières heures vont être les plus terribles, il n'est pas question de lâcher les chevaux"
Dimanche 30 novembre 2025 12 h 00 Au large du Cap Finistère : L'équipage c'est amariné durant la nuit, une nuit ou la mer est devenue un peu moins agitée et pendant laquelle le vent a baissé en intensité. Toujours sur le même bord, IDEC Sport a traversé le golfe de Gascogne à 20 nœuds et se trouvait ce matin à 8 heures quasiment au large de la pointe NO de l'Espagne. En milieu de mâtiné, l'équipage a réalisé sont premier empannage, pour contourner par l'Ouest le DST. A 12 h, le trimaran est à 44 milles d'ans l'Ouest du cap Finistère. Il progresse à 18 nœuds sur une trajectoire NE au portant. La descente le long du Portugal s'annonce rapide.

20 h 15 : Faire du Sud pour échapper aux calmes.
L'après midi de ce deuxième jour aura été consacré à faire du Sud pour échapper aux calmes qui arrivent par le Nord. L'équipage d'IDEC Sport a effectué deux nouveaux empannages depuis ce midi, pour progresser le long de la côte Portugaise au reaching. Objectif partiellement atteint, puisque ce soir le trimaran progresse à 15 nœuds. Et si l'équipage n'arrive pas a rester avec ce début d'Alizé, la sanction en milles perdus va être très importante, car ce vent de Nord Est ce déplace vers le Sud lui aussi, mais plus vite que le trimaran. Même si l'on sait que l'objectif est d'établir un premier temps de référence féminin et si possible d'être sous les 50 jours.
La très bonne journée du début d'après-midi, aura été la mise en ligne par IDEC Sport d'une vraie cartographie de suivi du record, avec tous les éléments pour un bon suivi. Il faut dire que cela commençait à "grogner" sur les réseaux sociaux.

Lundi 1er décembre 2025 : Une journée dans les calmes
IDEC Sport poursuit sa lente descente vers le sud après une deuxième journée de mer marquée par un retour très progressif du vent. L’équipage féminin engagé sur cette tentative du Trophée Jules Verne le savait : il faudrait composer avec une zone de calmes tenace, mais qui faisait partie de la donne au moment du départ, si le trimaran n'arrivait pas à la passer suffisamment rapidement.
Hier déjà, les huit navigatrices n’avaient pas réussi à s’extraire de cette bulle sans vent. La nuit suivante n’a guère été plus favorable. Pendant de longues heures, le grand trimaran rouge a avancé au ralenti, parfois à peine à 1 nœud. Une vitesse insignifiante à l’échelle des Ultim’, mais la seule possible dans un souffle d’air quasi absent.
Au fil de la journée, la situation a toutefois évolué dans le bon sens. Les premières risées ont permis de relancer légèrement IDEC Sport, d’abord à 5 nœuds, puis 12 nœuds dans la matinée. En milieu de journée, le compteur affichait 15 nœuds et, ce soir, le trimaran glisse désormais à 18 nœuds, laissant enfin augurer d’une véritable reprise du rythme attendu.
Conséquence logique de ce jour poussif, l’écart avec la trajectoire de référence de Francis Joyon s’est considérablement creusé. Plus de 500 milles ont été concédés en ce début de soirée, un déficit important. À bord, cette journée de transition a au moins offert un moment de répit bienvenu. Après un départ intense et des premières 24 heures musclées, l’équipage en a profité pour récupérer, gérer la fatigue et reprendre ses marques dans un environnement plus calme. Peu de manœuvres au programme, simplement l’objectif constant de faire route vers le sud, encore et toujours, pour aller chercher les alizés qui devraient enfin permettre à IDEC Sport d’accélérer franchement.
La suite des événements dépendra de la capacité du trimaran à rallier ces vents porteurs au plus vite.
Dee Caffari, co-skipper d'IDEC Sport : "a nuit a été très frustrante. On n’a pas cessé de se faire rattraper par des bulles déventées, et le front attendu ne nous a jamais rejoints. Puis tout s’est déclenché vers 6 h du matin : on a traversé un gros nuage de pluie et on a enfin trouvé les vents que nous attendions, 20 nœuds et plus, de secteur nord, ce qui nous a permis de pointer nos étraves dans la bonne direction, dans des conditions plus soutenues. Mais bien sûr, tout a dû se produire en un seul coup : on est passés de 8 nœuds à 25 nœuds en quelques minutes, et il a fallu manœuvrer les foils et changer les voiles, ce qui nous a pris un peu de temps. Pour ceux qui suivent notre route, je pense qu’ils ont dû remarquer nos petites divagations. Mais tout va bien à bord, et nous allons pouvoir passer au nord de Madère, avec un empannage plus tard dans l’après-midi. Oui, la nuit a été frustrante, parce qu’on attendait que le front nous dépasse, et cela a pris du temps. Le seul nuage, avec beaucoup de pluie et de vent, a finalement disparu. Nous attendons encore des conditions un peu plus musclées toute la matinée, mais nous avançons rapidement à présent. C’était bien d’attendre, mais cela a pris plus de temps que prévu".
Mardi 2 décembre 2025 : Madère
Ce mardi soir, après 54 heures de tentative, IDEC Sport progresse dans l'Ouest de Madère à 20 noeuds. La trajectoire est toujours aussi propre depuis le départ. Un minimum de manœuvre, une route la plus directe possible, en fonction du vent disponible. Ce qui pêche, c'est la vitesse, avec une moyenne sur les dernières 24 heures de 17.3 nœuds sur la route, il est difficile de rester dans le tempo du temps du record. Et forcément l'écart en milles est grande, avec 740 milles de retard en ce début de soirée. Et cela va faire que s'accentuer, puisque Francis Joyon et son équipage commençaient déjà à parcourir quasiment 800 milles par jours à partir de la troisième journée de leur tentative. Alors que depuis le départ de Ouessant à peine 1400 milles ont été parcourus. Il est vrai que les huit femmes découvrent encore le trimaran, elles n'avaient jusqu'ici jamais naviguées aussi longtemps à bord, puisque la navigation la plus longue a été un aller / retour au large du cap Finistère durant la préparation.
A bord tout semble aller pour le mieux, d'autant que dans les prochaines heures, l'Alizé va rester favorable en force et en direction, pour une bonne glisse vers les Canaries.

Mercredi 3 décembre 2025 : Un écart stabilisé
Après quatre jours en mer dans sa tentative 2025 du Trophée Jules Verne, IDEC SPORT poursuit ce mardi sa descente rapide de l’Atlantique. Le trimaran progresse désormais entre les Canaries et le Cap-Vert, toujours sur une trajectoire très tendue vers le Sud.
Au dernier relevé, le maxi-trimaran affiche une vitesse de 26 nœuds, dans un flux bien établi de secteur Nord-Est. Sur les dernières 24 heures, l’équipage a parcouru 586 milles, un rythme solide qui permet de stabiliser le retard accumulé face au temps de référence du record (869 milles ce soir).
À bord, les huit navigatrices continuent d’enchaîner les quarts dans des conditions actives. Les retours transmis ce matin décrivent une journée physique et dense, notamment à la barre et lors des manœuvres sous forte vitesse au portant. L’ambiance résume bien l’exigence du moment :
"Les heures de barre sont intenses. On pousse, on ressent, on écoute le bateau comme une bête vivante. On essaye d’utiliser davantage le pilote pour économiser un peu de nos forces. Les prises de ris au portant… ce n’est jamais une partie de plaisir. Mais l’équipage assure, encore et toujours".
La zone reste rapide mais demande une vigilance constante.
Prochaine étape : l’approche du Pot-au-Noir
Une fois le Cap Vert passé, si la trajectoire actuelle vise à conserver un maximum de vitesse, il va falloir penser à l’entrée dans le Pot-au-Noir, point clé de toutes les tentatives autour du monde. La stabilité retrouvée du déficit sur le temps du record constitue un signal encourageant avant cette transition déterminante. L'équipage devait commencer à ressentir les effets du Pot au Noir d'ici une trentaine d'heure. Avec possiblement, sur la même trajectoire qu'IDEC Sport de 2017, une possibilité de garder toujours un peu de vent.
Tout cela reste à confirmer, car bien souvent ce que l'on voit sur les cartes, ne se vérifie pas sur l'eau et encore moins dans la zone intertropicale du Pot au Noir.

Jeudi 4 décembre 2025 : Le Cap Vert, des bricoles et le Pot au Noir
Belle progression, avec plus de 580 milles parcourus sur les dernières 24 h pour l'équipage d'IDEC Sport. 5 jours de tentative et l'archipel du Cap Vert est dans le tableau arrière du trimaran. Trimaran qui progresse en ce début de soirée à plus de 23 noeuds, plein Sud, sur la trajectoire la plus courte, au plus proche de l'orthodromie.
Au passage du Cap Vert traversé entre les îles de Boavista et Santiago, l'équipage en a profité pour démonter une des barres à roue, la bâbord, qui avait de plus en plus de jeu. Une opération qui a fait perdre une trentaine de minutes.
Dans les prochaines heures le vent devrait progressivement faiblir, jusqu'à l'approche du Pot au Noir ou il faudra négocier au mieux cette zone stratégique pour passer l'équateur et basculer le week-end prochain dans l'hémisphère Sud.
Photos : Déborah Blair - The Famous Project
Déborah Blair, équipière d'IDEC Sport : "Je suis chargé de prendre les photos, et je n'avais jamais fait quelque chose comme ça avant, donc j’apprends beaucoup en ce moment. Là, ça commence vraiment à aller mieux : j’arrive enfin à prendre des photos correctement, même avec des lumières différentes. On avance bien maintenant, surtout après quelques jours un peu lents au début. La température est un peu descendue... J’espère juste que ça ne va pas trop secouer dans le Pot au Noir. C’est ma première traversée de l’Équateur et tout l’équipage n’arrête pas de parler du “rituel” qu’ils vont me faire passer… J’espère que ça ne sera pas trop terrible ! Ils plaisantent en disant qu’ils vont me raser la tête, les sourcils, ou même me balancer des poissons morts. Apparemment c’est la tradition pour un premier passage l’Équateur."

Vendredi 5 décembre 2025 : Le Pot au Noir
Comme annoncé hier, IDEC Sport a progressivement ralenti tout au long de la journée, avant d'être complètement scotché en fin d'après-midi. A tel point, que vers 18 heures, le trimaran était sur des trajectoires étonnantes et progressant par moment vers le Nord Est. Manque total de vent et dérive, ou manœuvre pour se défaire de quelques chose ?. Depuis le début de soirée, IDEC Sport progresse de nouveau vers le Sud à 2.8 noeuds, à 400 milles de l'équateur.
Le problème, sur les fichiers météo disponible, ce qui s'annonçait jusqu'à hier soir comme une traversée relativement rapide du fameux Pot au Noir, va s'avérer ce soir beaucoup plus long que prévu !. Et l'équipage pourrait très bien y passer le week-end avant de rejoindre l'hémisphère Sud. Si cela ce confirme, malheureusement l'écart va devenir béant. Même si encore une fois le but n'est pas le record absolu.

Samedi 6 décembre 2025 : En plein dedans
145 milles et 6 noeuds de moyenne en 24 heures, elles sont dans le Pot au Noir, cela ne fait aucun doute. Mer plate, pas de vent, puis un grain, mais pas si nombreux visiblement. L'équipage d'IDEC Sport prend son mal en patience, le trimaran a été contrôlé, vérifier, en attendant de retrouver de la vitesse.
Au dernier pointage IDEC Sport progresse à 10.9 noeuds, mais malheureusement, l'équipage n'est pas sorti de la zone de convergence, qui devrait même se déplacer vers le Sud en même temps que le trimaran ans les prochaines heures.
L'équateur est encore à plus de 260 milles, soit environ 1.5 jour à ce rythme. Ce qui nous donnerait plus de 8 jours pour descendre de Ouessant à l'Equateur.
Pour le retard, il est à plus de 950 milles.
Dimanche 7 décembre 2025 : Toujours dedans, mais dans l'hémisphère Sud
IDEC Sport n'est toujours pas sorti du Pot au Noir, qui glisse lui aussi vers le Sud. Le trimaran progresse rarement à plus de 15 noeuds depuis hier, sur une trajectoire Sud Ouest qui le ramène sur une route beaucoup plus Est.
L'équateur a été franchi peu après 18 heures visiblement, après 8 jours et un peu plus de 3 heures 34 min 57 sec de tentative. Bien loin du record de Spindrift 2 de l'équipage de Yann Guichard en 4 jours 19 h et 57 mins et beaucoup plus proche du temps de Bruno Peyron et de son équipage à bord de Commodore Explorer en 1993 qui pour le passage sous les 80 jours pour cette première tentative était passé à l'équateur en 8 j 19 h 26 min.
Le retard est monté à plus de 1200 milles.
Rebecca Gmür Hornell, équipière d'IDEC Sport ; "Honnêtement, on a un peu perdu le fil des jours. On a l’impression d’être coincés dans le Pot-au-Noir depuis une éternité. Là, on essaie de se faufiler dans les dernières zones de calmes, et c’est encore assez compliqué. On avance à 12 nœuds, parfois 13, en visant à peu près la bonne direction, ce qui est déjà pas mal. Si tout va bien, on devrait atteindre l’équateur cet après-midi ou ce soir. C’est un moment important pour l’équipe… et on prépare d’ailleurs une petite surprise pour l’une d’entre nous. Je ne peux pas en dire plus ici : sa famille et son copain suivent toutes les vacations religieusement, et je ne veux pas qu’ils vendent la mèche. Disons simplement que ce sera un souvenir mémorable pour elle. Côté météo, les prochains jours devraient enfin être plus rapides, avec du reaching bien engagé. On espère vraiment pouvoir engranger quelques milles — ça nous changera de ces derniers jours à flotter dans tous les sens, dans un état de semi-délabrement constant. C’était marrant au début… Aujourd’hui, j’ai aussi fait voler le drone pour la première fois. J’étais assez stressée, vu qu’une précédente tentative n’avait pas vraiment été un succès, même si on avait réussi à le récupérer. Là, avec un peu de vent léger — on avançait à 8 nœuds — c’était l’occasion parfaite pour débuter. Je l’ai ramené à bord intact, Molly a toujours tous ses doigts : on va considérer ça comme une belle victoire. Bon, Alex m’a dit que la vidéo avait besoin de pas mal de travail… mais on apprend tous les jours, n’est-ce pas ? On vient aussi de passer notre première semaine en mer, ce qui signifie réorganisation des sacs de nourriture. Il me restait juste un repas avant la rotation, donc c’est tombé à pic. Grande joie : j’ai découvert qu’il me reste un bretzel salé dans mon sac à snacks — clairement mon objectif gastronomique de la semaine. On a ouvert l’un des fromages aussi… disons qu’il a une forte odeur. On peut presque le découper à la cuillère, mais on reste motivés. À part ça, tout va bien à bord. On essaie de rester au sec quand c’est possible, selon les humeurs du ciel. Voilà, je pense que j’ai fait le tour. Bonne nuit".
L'équipage va devoir encore patienter quelques heures pour retrouver un peu plus de vent et voir l'eau enfin défiler sous les coques du trimaran un peu plus rapidement. Mais la suite est compliqué, il faudra sans doute naviguer très Ouest et trouver le bon chemin car la situation météorologique ne sera pas simple dans les prochaine 48 heures, avant d'espérer trouver la dépression qui se formera dans le Sud du Brésil.

Lundi 8 décembre : Pas le bon angle de vent
Le Pot au Noir est donc derrière IDEC Sport et le vent est de nouveau au rendez-vous 15 17 nœuds de Sud Est. Le trimaran progresse entre 15 et 20 nœuds, avec 446 milles parcourus sur les dernières 24 h. A ce rythme, et sur une trajectoire devenue très Ouest, le retard s'accumule avec près de 1300 milles de retard.
Et si d'ici 20 heures l'angle du vent sera meilleur, la force va elle diminuer. Et peut-être plus embêtant, d'ici une trentaine d'heure, l'arrivée dans le Sud du Brésil, ne va pas se faire dans le bon timing avec la dépression en début de formation. Obligeant soit à rester très Nord, soit attendre le passage de la dépression et se positionner dans son sillage, dans une mer désordonnée.
En projection, il faudra sans doute près de 8 jours pour rejoindre la longitude du cap de Bonne Espérance.

Mardi 9 décembre 2025 : Recalage dans l'Ouest
La route au Sud Sud Ouest se poursuit à bonne allure, avec une moyenne à près de 18 noeuds sur les dernières 24 heures, dans un vent de plus en plus léger.. L'équipage à procédé à deux recalages vers l'Ouest. La trace montre une trajectoire à l'Est en milieu d'après-midi plutôt étonnante, un problème à bord ? Peut-être le moment ou l'équipage est intervenu une nouvelle fois sur la barre qui reprenait du jeux. Elles en ont profité pour vérifier tout le système de barre.
Tout se passe bien à bord, comme l'indique Molly LaPointe lors du live de ce midi. L'équipage a commencé le gros check-up du trimaran, avant de s'engager dans les mers du Sud.

Sur les dernières prévisions météorologique, IDEC Sport pourrait accrocher le Nord de la dépression en formation sur le Sud du Brésil, pour prendre, peu à peu, un cap vers l'Est, dans une mer peu agitée et du vent soutenu. Mais IDEC arrivera t-il à rester sur l'avant de la dépression ? Toute la question est là. Si l'équipage n'arrive pas à accrocher cette dépression, le chemin vers le grand Sud va être long.
Retard sur le record 1400 milles
Molly LaPointe, équipière d'IDEC Sport : "Je ne sais même plus combien de jours se sont écoulés… peut-être dix jours maintenant. Les choses se passent plutôt bien. Nous avons eu environ 18 nœuds de vent et nous venons juste d’envoyer le J1. Nos angles sont autour de 115°, donc oui… c’est vraiment du champagne sailing après toutes ces zones de grains, de douches salées et de moments sans mouvement. Aujourd’hui, j’ai fait le rig check. Nous avions de bonnes conditions, alors je suis montée en tête de mât pour tout vérifier : les haubans, les cardans, les sangles, les poulies… tout avait l’air en très bon état. Ça nous met en confiance pour l’entrée dans le Grand Sud : on sait que le gréement est prêt. À bord, la vie est bonne. Tout le monde va bien, tout le monde est content. Il fait très chaud, vraiment très chaud en traversant les alizés. Au moins, quand on est sur le pont, il y a suffisamment d’air pour se rafraîchir. Mais dès qu’on descend à l’intérieur, c'est étouffant, et dormir devient difficile. Je m’occupe aussi des charges, c’est-à-dire de maintenir l’énergie du bord avec le générateur, et… ça complique encore un peu la gestion du sommeil. On a hâte de descendre dans le Sud. Les nuits y seront plus fraîches, et on sent déjà quelques signes montrant qu’on s’en approche. Côté maintenance, c’est parfois un peu frustrant. Par exemple, ce contrôle du gréement aujourd’hui. Et puis il y a eu quelques soucis inattendus, qui ne faisaient pas partie de la routine. Mais on a eu beaucoup de chance : tout est arrivé dans des conditions maniables, chaudes et calmes, ce qui nous a permis de régler les problèmes avant d’atteindre les mers difficiles du Sud. Donc oui, on est contents d’aborder le Grand Sud avec un bateau en bon état, les petits pépins déjà derrière nous. Hello Mam ! Merci de nous suivre, Bye bye".

Mercredi 10 décembre 2025 : En route pour le Sud
525 milles en 24 heures à la moyenne de 21.9 noeuds, une très bonne journée pour l'équipage d'IDEC Sport qui se positionne en avant de la dépression, formée maintenant au large du Sud du Brésil. Une dépression très Nord, mais qui peut propulser le trimaran rapidement dans l'Est, en restant au devant. Sur une route qui pourrait permettre de récupérer une partie du retard pris. Retard qui est ce soir en début de soirée, de 1466 milles.
Si l'équipage arrive à se position bien devant la dépression, il n'est pas impossible de retrouver IDEC Sport d'ici 72 heure tout proche, d'un passage sous le cap de Bonne Espérance. Et donc ainsi diviser par deux le retard sur le record.

Jeudi 11 décembre 2025 : Sur une belle trajectoire
Une belle trajectoire qui va permettre de bien couper la route au devant de cette dépression. L'équipage a bien réussi à position son trimaran devant la dépression, ce qui ne paraissait pas gagné il y a encore 48 heures. Avec 545 milles parcourus durant les dernières 24 heures sur une trajectoire Sud Est, l'écart n'a pris "que" 130 milles à 1595 milles, dans cette 12ème journée.
Les heures à venir devrait même permettre de regagner du terrain. Ensuite il faudra forcément accélérer pour essayer de rester dans le tempo du record.

Dee Caffari, co-skipper d'IDEC Sport : "Good morning à tous, Aujourd’hui, jeudi 11, les choses deviennent un peu plus excitantes. Comme vous pouvez le voir sur notre trace, nous commençons enfin à infléchir notre route vers l’est. Jusqu’ici, nous longions la côte brésilienne en descendant plein sud. Il fait toujours beau et ensoleillé pendant la journée, mais la nuit, on sent nettement le froid qui s’installe. Le contraste devient très perceptible. Devant nous, nous allons bientôt atteindre ce que nous appelons « la gare », le point d’entrée pour attraper le premier « train » qui traverse le bas de l’Atlantique. Avec un peu de chance, ce sera pour demain. En attendant, on avance aussi vite que possible, dès que les conditions nous le permettent. Hier, la mer était assez plate, mais aujourd’hui on commence à taper un peu : la houle de sud se mélange à l’ancienne mer et l’on sent que ça évolue. Le fait de mettre progressivement de l’est dans notre route pousse tout le monde à penser à l’entrée dans les Quarantièmes, dans l’océan Austral – un univers complètement différent. Nous devrions être en mesure de bien couper le coin en approche du cap de Bonne-Espérance. Chaque jour se pose aussi la question de comment s’habiller : il y a encore du soleil, parfois des nuages filtrants, mais la température chute vite. Les conditions changent vraiment rapidement, un système météo se déplace très vite et ça se ressent. Le vent souffle maintenant Nord Est, ce qui nous permet d’abattre progressivement. On est au reaching, donc c’est un peu bruyant – vous l’entendez sûrement derrière moi. Plus tard, le vent devrait adonner et passer plus dans notre dos, ce qui nous permettra de lofer un peu, d’être plus stables, plus confortables… et sans doute plus rapides. À bord, tout le monde va bien. On a évacué la frustration de la phase précédente avec le vent faible, et on est maintenant impatients d’entrer dans la suite de l’aventure. Pour la moitié de l’équipage, ce sera la première fois dans le Grand Sud, et pour tous, la première fois en multicoque là-bas. Les « rookies » sont un peu nerveuses, ce qui est normal, mais l’ambiance est bonne. Avec Christian, on travaille beaucoup sur la météo afin de nous positionner correctement : assez de vent pour avancer vite, mais pas trop non plus pour éviter les risques de casse ou les moments qui font un peu peur. On tente aussi de se placer habilement au nord ou au sud des systèmes à venir dans l’océan Austral. On sait que le vent va monter, que les vagues vont se creuser. Il faut apprendre avec le bateau, construire notre confiance avant de pouvoir vraiment le laisser s’exprimer pleinement. C’est tout l’équilibre du moment, et ce sont nos discussions quotidiennes : comment réussir la meilleure entrée possible dans le Sud. À part ça, on mange bien, on boit bien, on sourit toujours. Pas de blessures, l’ambiance est excellente. On est prêts à ouvrir le prochain chapitre. Le chapitre 1, c’était l’Atlantique Nord. Le chapitre 2, l’hémisphère Sud. Le chapitre 3 arrive : passer le cap de Bonne-Espérance et plonger dans l’océan Austral".

Christian Dumard, routeur à terre d'IDEC Sport : "Entrer prudemment dans ce tour du monde relève de la simple intelligence de mer. Toutes ces navigatrices font preuve d’un grand professionnalisme et d’une prudence mesurée sur ce type de bateau exceptionnel, compte tenu de l’âge vénérable de ce trimaran lancé en 2006 et de leur ambition de terminer cette tentative. Je suis très admiratif de leur capacité à placer le curseur au bon endroit et de leur incroyable sérénité. La mise en route dès le départ a été lente, mais justifiée par un état de mer « casse-bateau » : 4 à 5 mètres de creux dans lesquels elles n’ont pas voulu prendre le moindre risque. Elles ont eu raison, et ont ensuite pu bénéficier d’un alizé version tranquille, parfait pour poursuivre leur entrée en matière. Certes, le pot-au-noir s’est élargi sur leur passage et les a contraintes à une journée entière au ralenti. L’alizé de sud-est s’est montré très modéré et l’équipage a pu continuer son apprentissage du bateau, de la longue vie en communauté, et se projeter dans cette première grande réalité de leur tour du monde : l’entrée dans les régimes perturbés du Grand Sud. Un enchaînement des plus favorables s’offre à elles pour rallier le sud du continent africain dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 décembre prochains, au terme d’environ 16 jours depuis Ouessant. L’approche du cap de Bonne-Espérance présente d’emblée un choix de route très marqué : entre une route « normale » au sud et une route « conservatrice » au nord. L’équipage et les routeurs s’accordent pour rester au nord durant les 24 à 48 heures à venir, afin d’éviter les vents « très forts » et les rafales plus au sud dépassant les 60 nœuds. L’option sud est certes plus rapide, mais jugée trop extrême pour un premier contact avec une dépression du Sud. La route conservatrice au nord est donc privilégiée pour réduire la hauteur des vagues et la sollicitation du bateau, permettant à l’équipage d’entrer progressivement dans ces nouvelles conditions".
Vendredi 12 décembre 2025 : de 30 noeuds ce matin à 9 noeuds
18h 00 : Cette journée aurait dû être la journée pour reprendre un peu de terrain sur le temps du record et elle avait très bien débutée !
IDEC Sport durant la nuit a accéléré, au petit matin en France, le trimaran progressait entre 26 et 28 noeuds, en début de mâtinée la barre des 30 noeuds était passé. L'équipage du trimaran, parfaitement positionné devant la dépression, avec des vents entre 19 et 20 noeuds pouvait enfin se libérer et libérer les chevaux. Et puis en milieu de mâtiné, 13 noeuds, puis 9 noeuds et cela pendant plus de 7 heures. Une trajectoire étonnante, à moins que les fichiers météo à notre disposition ne reflètent pas la situation sur zone. Aucune communication, annulation du live vidéo pour raisons techniques.
A cette allure, sur une route plus Nord, donc plus longue, avec une moyenne à 14 noeuds entre 14 et 16 heures, le retard explose, avec à 18 h, avec 1863 milles. Une perte de près de 300 milles en 22 heures. Alors nouveau problème technique que l'équipage tente de solutionner tout en poursuivant sa route ? Mystère puisqu'aucune communication n'a été faite en cette fin d'après-midi.
IDEC Sport se trouve à 620 milles dans le NO de l'île Tristan de Cunha. Au dernier pointage il est à 18.8 noeuds et progresse quasiment plein Est.
20 h 00 : C'est par une vidéo que l'équipe à communiqué sur le problème technique du jour, en l'occurrence, le hook de grand voile, dont les doigts ne s'enclenchaient plus. Visite du mât par l'intérieur, monté dans le mât, démontage, chauffage de la pièce, remontage et près de 7 heures de perdues dans l'opération.

Samedi 13 décembre 2025 : IDEC Sport en configuration dégradée
12 h 45 : A regarder les pointages depuis hier soir, il est clair que le trimaran n'a plus toutes ses possibilités de fonctionnement optimales. Avec une moyenne à 18 noeuds ce matin, là où il devrait être à plus de 28 noeuds minimum. Il faudra attendre le live de ce midi pour comprendre la situation à bord. Le problème d'hier sur le rail de GV et du système de prise de ris n'est pas résolu. La pièce, visiblement remplacée avant le départ, qui était en inox et maintenant en titane, est faussée et il n'y a aucune raison que cela s'arrange et il n'y a pas de pièce de spare à bord si l'on comprend bien Dee Caffari.
La discussion a donc tournée sur le fait de stopper la tentative ou de trouver une solution manuelle pour sécuriser la prise de ris. L'équipe se donne jusqu'au cap des Aiguilles pour annoncer cette décision.
Pour le moment, la configuration de voile convient aux très belles conditions de vent et de mer, le tout sous le soleil.
Dee Caffari, co-skipper d'IDEC Sport : "Bonjour à tous depuis le bord du célèbre trimaran IDEC Sport. Nous avançons vite… mais pas aussi vite que nous le devrions. Pour celles et ceux qui suivent le tracker, vous avez sans doute remarqué que nous avons été extrêmement lents pendant plusieurs heures hier. Puis, durant la nuit. Je vais vous expliquer ce qui s’est passé. Avant cela, nous avions vécu une très bonne phase, de jour comme de nuit, avec des vitesses de bateau constantes entre 25 et 30 nœuds. Nous étions en train de nous positionner sur un système dépressionnaire qui devait nous emmener vers l’océan Austral. Forcément, à bord, l’excitation montait : on se préparait pour le Sud, le vent rentrait, et on s’est dit : OK, il faut passer à la deuxième prise de ris. C’est là que les problèmes ont commencé. Nous avons essayé à trois ou quatre reprises de prendre correctement ce deuxième ris, mais impossible de verrouiller le système. Le problème venait du chariot de grand-voile, au niveau du mécanisme de verrouillage : il ne se bloquait pas. Nous avons tenté plusieurs solutions. Finalement, Bets est montée dans le mât pendant que nous continuions à naviguer, afin d’inspecter le système. Nous communiquions par intercom, car le bruit rend toute autre communication impossible. On l’entendait demander à redescendre, se faire secouer dans tous les sens… Ce n’était vraiment pas simple. Le verdict est tombé : le problème ne venait pas du rail ni du système de verrouillage fixe, mais bien du chariot lui-même et de son mécanisme. Une seule solution possible dans ce cas : affaler la grand-voile, démonter le chariot et comprendre ce qui n’allait pas. Autant dire que cela tombait très mal, juste au moment où les conditions devenaient idéales pour aller vite. Nous avons donc affalé, puis envoyé Molly et Bets dans le gréement pour démonter le système. Le chariot était extrêmement difficile à extraire. À un moment, ils ont même monté un chalumeau en haut du mât pour chauffer la pièce et réussir à la libérer. Une fois le système au sol, nous avons identifié le problème : il s’agit d’un mécanisme à cliquets (“flippers”) censé se verrouiller dans le rail, mais ces cliquets ne fonctionnaient pas correctement. Nous avons démonté, nettoyé tout ce que nous pouvions, retiré des impuretés, et pensé avoir trouvé une solution. Après environ quatre heures de travail, nous avons tout remonté, replacé le chariot sur le rail et rehissé la grand-voile. Nous avons testé : le deuxième ris fonctionne, le verrouillage tient. Parfait. Nous repartons, le vent monte à nouveau, on se retrouve exactement dans la même configuration que six heures auparavant… et là, impossible de verrouiller le deuxième ris une nouvelle fois. Retour à la case départ. Nouvel affalage, démontage — cette fois-ci beaucoup plus rapide — et nouvelle inspection. En démontant complètement le mécanisme, nous découvrons une petite pièce clé : un bras en titane, avec un ressort en dessous. Cette pièce a été récemment remplacée par du titane pour substituer une ancienne pièce en inox qui avait cassé. Le problème ? Elle est très légèrement déformée — à peine un millimètre — mais suffisamment pour créer un défaut d’alignement. Résultat : le cliquet ne sort pas assez pour se verrouiller correctement. À ce moment-là, beaucoup de cerveaux brillants se sont mis à réfléchir ensemble. Mais en parallèle, Alexia et moi avions une discussion cruciale : quelles sont les conséquences de ce problème, alors que nous sommes sur le point d’entrer dans l’océan Austral ? C’est une décision énorme. Si un souci survient dans l’océan Austral, on le gère, car il n’y a pas d’échappatoire : il faut continuer. Mais si le problème survient avant d’y entrer, il faut décider si la solution trouvée est suffisamment fiable pour nous y engager. C’est une décision rationnelle, mais émotionnellement très lourde. Il y avait une sorte de chape au-dessus du bateau. Tout le monde pensait la même chose, sans forcément l’exprimer. Finalement, nous avons réussi à remettre le système en état de fonctionnement. Nous avons repris le deuxième ris, entendu les cliquets se verrouiller : ça tient. Mais le constat est clair : si nous devons forcer le système, ou réduire à nouveau lorsque le vent monte, il y a un risque réel que la pièce en titane se déforme davantage, voire casse. Il faut donc soit éviter absolument ce scénario, soit trouver une solution manuelle de secours. Nous sommes donc actuellement vulnérables, au milieu de l’Atlantique Sud, sous l’influence d’une dépression. Nous avons décidé de rester en configuration conservatrice : deuxième ris, J3, et c’est tout. La nuit dernière a été assez lente, car le vent fort n’est pas vraiment rentré. Mais aujourd’hui, nous sommes sur le bord du système : grand soleil, 25 à 30 nœuds de vent, des conditions magnifiques. La voile est parfaitement adaptée jusqu’à 35 nœuds dans les rafales. Le seul problème, c’est quand le vent mollit, il devient plus difficile de garder de la vitesse. C’est donc une solution temporaire. Nous avons environ 1 500 milles avant le cap des Aiguilles, et d’ici là, nous devons absolument trouver une solution viable pour décider si nous pouvons entrer dans l’océan Indien de manière raisonnable — et comment mettre cette solution en œuvre. Depuis 14 heures, tout le monde y réfléchit. Il y a beaucoup d’échanges, de discussions. Mais pour les prochaines 24 heures, nous avons ces conditions magnifiques : nous en profitons pour faire marcher le bateau à fond et engranger de la vitesse. Dans 24 heures, le vent devrait faiblir, ce qui nous donnera plus de marge pour réfléchir calmement et arrêter un plan. Ce sera une décision majeure. Moralement, la journée d’hier a été lourde. Cette incertitude pesait sur tout le monde. Nous avons eu une discussion très pragmatique sur les problèmes, sur ces petites choses qui arrivent toujours sur un bateau, sur la dureté extrême de ce défi et sur les raisons pour lesquelles si peu de personnes ont réussi. On a aussi parlé du fait qu’on peut parfois revenir plus forts après un échec… ou devenir encore plus déterminés si l’on continue. Avec de bonnes graines plantées dans les esprits et de bonnes périodes de repos — sans manœuvres incessantes de prises de ris — chacun a pu digérer la situation. L’état d’esprit est clair : on se bat, on n’abandonne jamais, et on garde une attitude positive. Le match n’est pas terminé".
20 h 00 : La route plein Est, quasiment en direction de Cap Town, se poursuit à 23 noeuds en ce début de soirée. La dépression qui devait propulser IDEC Sport vers l'océan Indien est maintenant dans le Sud du trimaran et va peu à peu passer devant. IDEC Sport va alors se retrouvé sous toilé, sans la résolution du problème de hook.
Ce soir le retard passe à 2330 milles.

Dimanche 14 décembre 2025 : Continuer ce tour du Monde
On pouvait s'en douter, vu le contexte de cette tentative de record sur le Trophée Jules Verne, l'équipe a décidé de continuer son tour du Monde, peu importe la capacité du trimaran. Cela afin d'être le premier équipage entièrement féminin à terminer un tour du Monde à la voile sur un multicoque.
IDEC Sport progresse à 19.9 noeuds de moyenne sur les dernières 24 heures et se trouve à 800 milles dans l'Ouest du cap de Bonne Espérance.
On ne peut plus parler de record, ni de Trophée Jules Verne, mais d'un équipage féminin qui a décidé de faire un tour du Monde sur un multicoque sans escale.
Vendredi 19 décembre 2025 : Résumé de la 3ème semaine
Mercredi 24 décembre 2025 : Sous l'Australie.
Après 24 jours et 22 heures sur ce tour du Monde, l'équipage d'IDEC Sport est passé sous le cap Leeuwin en cette veille de Noël.
Vendredi 26 décembre 2025 : Anniversaire à bord
Samedi 27 décembre 2025 : la Tasmanie.
Des nouvelles d'IDEC Sport qui progresse à 12 nds entre la Tasmanie et la Nouvelle Zélande et qui est passé hier soir sous la Tasmanie après 27 j 4 h 59 min 38 s de navigation depuis Ouessant.
Mardi 30 décembre 2025 : Bientôt le point Némo
L'équipage d'IDEC Sport progresse sur le Pacifique, d'ici quelques jours le trimaran passera sous le point Némo.
Vendredi 2 janvier 2026 : Le point Némo
Il aura fallu un peu plus de 33 jours de navigation pour que l'équipage d'IDEC Sport parvienne jusqu'au point Némo, le point le plus éloigné de tout sur notre planète bleue. Un passage au Sud du point virtuel. Quasiment là où la tentative de record du premier équipage féminin s'était malheureusement arrêté sur le démâtage du catamaran Royal & SunAlliance de Tracy Edwards, avec notamment à bord Adrianne Callahan, Samantha Davis, et Emma Richard.
Voici une vidéo de la tentative de l'équipage féminin sur le catamaran Royal & SunAlliance. 1998 / 2026, les différences, toutes les manoeuvres s'effectuaient à la manivelle, une machine à coudre était embarquée pour recoudre les voiles... et le démâtage le 18 mars 1998, à 2000 milles du cap Horn :
Samedi 3 janvier 2025 : Retro semaine 5
Mardi 6 janvier 2026 : Au Horn
L'équipage d'IDEC Sport est passé ce mardi au cap Horn, après 38 j 0 h 34 min et 43 sec depuis son départ de Ouessant. Le trimaran a parcouru 19 507 milles à la moyenne de 21.4 noeuds. Si l'on devait comparer avec la tentative victorieuse du même bateau en 2016 / 2017, le retard serait de 11 j 8 h 50 min et 12 sec. Et pour imager un peu plus la chose, IDEC Sport 2016/2017 était entre le Cap Vert et les Canaries.
Vendredi 9 janvier 2026 : Retour sur la 6ème semaine
Alors que l'équipage d'IDEC Sport continu sa remonté de l'Atlantique Sud, à la hauteur en ce début de soirée de Montevideo, à 3.6 noeuds dans la traversée d'un front, retour vidéo sur la 6ème semaine de ce tour du monde.
Jeudi 15 janvier 2026 : Retour dans l'hémisphère Nord
Dans son 48ème jour de ce tour du Monde, IDEC Sport repasse dans l'hémisphère Nord

Samedi 17 janvier 2026 : Semaine 7
























