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la 17ème éditions de la RORC Caribbean 600 s'élance lundi 24 février à Antigua

Ultim Boat

21 févr. 2026

Nouveau duel pour une victoire et un record

Lundi 24 février, la 17e édition de la RORC Caribbean 600 prendra son départ au large de Fort Charlotte, à Antigua. Cette classique de 600 milles nautiques, organisée par le Royal Ocean Racing Club en association avec l’Antigua Yacht Club, rassemblera 555 bateaux engagés représentant 19 nations.

Parmi les 11 multicoques inscrits, deux trimarans monotypes MOD70 concentrent l’attention : Argo, mené par Jason Carroll, et Zoulou - Team Team, skippé par Ned Collier Wakefield.


Argo en position de favori

Les statistiques récentes plaident en faveur de l’équipage américain. Les trois dernières confrontations majeures entre les deux MOD70 ont tourné à l’avantage d’Argo :


  • RORC Fastnet Race

  • RORC Transatlantic Race

  • Antigua 360 Race


Argo détient également le record de l’épreuve depuis 2022, établi en 1 jour, 5 heures, 48 minutes et 45 secondes. Un chrono de référence sur ce parcours exigeant à travers 11 îles des Caraïbes.


Ils seront une dizaine de multicoques à s'élancer devant Falmouth Harbor, parmi les 55 bateaux engagés.


Un record menacé ?

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Les conditions météorologiques annoncées pour cette édition pourraient favoriser des moyennes élevées, ouvrant la porte à une tentative sérieuse contre le temps de référence. Les MOD70, capables de maintenir des vitesses supérieures à 30 nœuds sur de longues phases de reaching, sont particulièrement à l’aise dans les alizés établis.

Cependant, la Caribbean 600 reste une course éminemment tactique. Le tracé serpente entre Antigua, Barbuda, Nevis, Saint-Kitts, Saba, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et les Saintes au large de la Guadeloupe. Accélérations sous le vent des îles, effets de site, transitions molles et choix de trajectoires au contact des côtes rendent la lecture météo complexe. La moindre erreur stratégique peut coûter cher, même aux équipages les plus expérimentés.


Zoulou - Team Team, barré par Ned Collier Wakefield, connaît parfaitement ces eaux. L’équipage entend bien inverser la dynamique face à Argo sur un terrain où la finesse tactique compte autant que la vitesse pure.


Entre duel de très haute intensité en MOD70 et flotte internationale dense, cette 17e édition s’annonce aussi spectaculaire qu’indécise. Si la météo tient ses promesses, le chrono de référence pourrait vaciller. Mais sur la Caribbean 600, rien n’est jamais acquis avant la ligne d’arrivée à Antigua.


Brian Thompson, qui a participé à 10 éditions (Class40 et MOD70), de la RORC Caribbean 600 et détient un grand nombres de records notamment sur MO70 (Phaedo3 et Argo), nous explique le parcours et ses spécificités : "Les Caraïbes offrent généralement des alizés réguliers ; la plupart du temps, il s’agit donc de gérer la pression et le positionnement plutôt que de prendre des risques. Il existe des zones de portance, de vent de face et d’accélération autour de chaque île, mais souvent les gains proviennent du maintien d’un vent constant plutôt que de la recherche d’une configuration instable qui pourrait ne pas s’avérer payante. L’air clair est primordial au départ. Une légère ascendance vers le fond de la baie de Willoughby peut être utile, mais seulement si vous êtes bien positionné. Une fois engagé dans ce long couloir vers Green Island, vous pouvez vous retrouver coincé dans du mauvais air pendant des milles. Barbuda présente des courbes subtiles. On peut se dégager à l’extrémité sud de l’île puis se diriger vers le nord. Il existe un risque de convergence des vents jusqu’à la bouée de Barbuda. Observez les bateaux devant vous : leurs empannages permettent souvent de déduire le régime des vents. À la tombée de la nuit, alors que la flotte met le cap sur Nevis, les grains et les turbulences sous le vent d’Antigua compliquent la situation. On peut empanner pour s’éloigner de l’arrière d’un grain ou utiliser son bord d’attaque pour gagner en vitesse et en pression, mais il faut être prêt. La première journée a déjà été chargée, et c’est souvent à ce moment-là que les erreurs se produisent. Autour de Nevis, Saint-Kitts, Saba et Saint-Martin, on peut comparer le flux d’air à l’eau autour d’un rocher dans une rivière : des variations de 20 degrés dans les couloirs, des accélérations soudaines et des transitions abruptes entre le largue et le près. Il faut préparer la voile adéquate avant que le vent de face ne se lève, surtout de nuit. La Guadeloupe demeure un point crucial. En y arrivant de nuit, des vents catabatiques peuvent dévaler les pentes sous l’effet de la gravité, ce qui rend possible un passage plus près de la côte. Cependant, s’éloigner trop au large peut perturber l’écoulement de l’air sous les hautes falaises. Si l’arrivée en Guadeloupe a lieu après l’aube, une brise marine locale peut également modifier l’écoulement de l’air près des côtes. À mon avis, aller franchement au large est rarement une bonne option : on parcourt des milles supplémentaires et il faut encore gérer le dévent pour effectuer le contournement. Presque tous les bateaux ralentissent à l’approche de la Guadeloupe, ce qui marque le début d’une nouvelle course. Protégez le bateau, protégez l’équipage, hydratez-vous, dormez bien et naviguez dans les meilleures conditions possibles. Les équipes qui gèrent les transitions sans accroc et s’en tiennent aux options les plus sûres l’emportent généralement".


Pour suivre la course :




Equipage Zoulou - Team Team : Ned Collier Wakefield, Thomas Le Breton, Bruno Jean Jean, Miles Seddon, Jon Desmond, Joey Mello, Russel Whitworth, Matt Wordell.


Equipage Argo : Jasson Carrol, Chad Corning, Brian Thompson, Pete Cumming, Charlie Ogletree, Alister Richardson, James Dodd et Sam Goodchild.

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