

Ultim Boat
26 sept. 2026
Victoire pour Tom Laperche sur SVR Lazartigue et Basile Bourgnon sur Edenred
Les 24H Ultim’ changent de tempo pour leur cinquième édition. À Lorient La Base, les Ultim' et les Ocean Fifty ouvriront les hostilités jeudi 24 septembre avec une journée de runs de vitesse entre Lorient et Groix, avant de s’élancer vendredi à 13 heures pour une course au large de 24 heures. Une édition 2026 marquée par ce nouveau départ anticipé, deux parcours adaptés aux performances des classes et un format en « faux solo » où les skippers resteront seuls aux commandes de leurs trimarans.
La cinquième édition des 24H Ultim’ se déroulera du mercredi 23 au dimanche 27 septembre 2026 à Lorient La Base. Le rendez-vous organisé par Ultim' Sailing réunira deux des familles de multicoques de la course au large que sont les Ultim' et les Ocean Fifty, On pourrait regretter l'absence des ORMA60 engagés sur la Route du Rhum, mais il n'est même pas certains que les quatre skippers auraient répondu présents ? Le programme s’articulera autour d’une journée de runs de vitesse le jeudi 24 septembre, puis d’une course au large d’environ 24 heures dont le départ sera donné vendredi 25 septembre à 13 heures.
La principale évolution du programme 2026 concerne précisément ce départ. Alors que l’épreuve avait jusque-là été organisée avec un départ le samedi midi, les concurrents s’élanceront cette année dès le vendredi après-midi. Le retour des premiers bateaux est prévu samedi 26 septembre, avec une fenêtre d’arrivée annoncée entre 10 heures et 18 heures.
Une journée consacrée aux runs de vitesse
Le jeudi 24 septembre sera consacré aux runs de vitesse, une séquence à la fois sportive et tournée vers les relations publiques. Les deux classes se succéderont sur le plan d’eau au cours de quatre sessions chacune, avec une organisation susceptible d’évoluer en fonction des conditions météorologiques.
Le principe est celui d'un parcours travers au vent d’environ un mille nautique chronométré. Cette distance s’inscrit dans une zone totale d’environ quatre milles : deux milles permettent au bateau de se lancer, un mille constitue la zone de chronométrage et le dernier mille est consacré à la décélération et à l’arrêt. Les runs doivent permettre aux Ultim' comme aux Ocean Fifty de démontrer leur potentiel de vitesse sur un parcours court, tout en travaillant les réglages et les trajectoires avec des VIP embarqués.
La zone des runs se situe dans les Coureaux de Groix, entre Lorient et l’île de Groix. Les concurrents doivent se signaler au comité de course sur le canal VHF 72 une minute avant de franchir la ligne de départ du run. Pour effectuer une nouvelle tentative, le bateau doit rejoindre la zone de départ en passant sous le vent de la zone de runs.
Le programme prévoit quatre sessions pour chaque classe. Pour les Ultim', les créneaux sont programmés à partir de 10 heures, 11 h 30, 13 h 30 et 15 h 30. Les Ocean Fifty entreront successivement en action à 10 h 45, 12 h 15, 14 h 30 et 16 h 30. Le programme pourra toutefois être adapté en fonction de la météo.
Ces runs ont également une dimension de relations publiques assumée. Lors des première et troisième sessions, l’embarquement d’invités des partenaires est obligatoire. Chaque Ultim' doit ainsi accueillir quatre invités lors des séquences concernées, tandis que les Ocean Fifty en embarquent deux. Les deuxième et quatrième sessions sont, elles, laissées à la disposition des armateurs.
Les résultats des runs seront proclamés jeudi en fin de journée, mais ils ne seront pas intégrés au classement de la course des 24 Heures. Les deux classements sportifs de référence seront établis séparément, un pour les Ultim' et un pour les Ocean Fifty, sur le temps réalisé pendant la course au large.
Une course de 24 heures en « faux solo »
Le départ de la course au large sera donné vendredi 25 septembre à 13 heures depuis Lorient. Les deux classes s’élanceront sur des parcours distincts, conçus pour tenir compte de leur potentiel de vitesse respectif et des prévisions météorologiques.
L’appellation "course en solitaire" doit toutefois être précisée. Les 24H Ultim’ 2026 se disputent selon le principe du "faux solo". Le skipper reste seul aux commandes du bateau et assume les manœuvres, la conduite et les décisions sportives, mais d’autres personnes sont autorisées à être présentes à bord pour des fonctions strictement définies.
À bord des Ultim', l’équipage de la course est composé de trois personnes : le skipper, un naviguant observateur et un médiaman. Sur les Ocean Fifty, deux personnes sont embarquées : le skipper et un médiaman. La présence du naviguant observateur est donc une particularité propre aux Ultim'. Son rôle ne lui permet pas d’intervenir sur la conduite ou les performances du trimaran. Il en va de même pour le médiaman. Les instructions de course lui interdisent notamment de barrer, de manœuvrer, de régler les voiles, d’analyser la météo, de participer à la stratégie ou d’effectuer des réparations techniques susceptibles d’influer sur la performance du bateau. A un mois de l'arrivée sur le village de St Malo, hors de question de prendre le moindre risque.
Le médiaman a pour mission de documenter la course et de produire les contenus audio, vidéo ou visuels associés à l’épreuve. Une fois ses tâches de communication terminées, il peut participer à la vie du bord (cuisine), sans intervenir dans la marche du trimaran.
Deux parcours pour calibrer 24 heures de course
Le parcours définitif sera communiqué avant le départ. Les instructions de course précisent qu’un parcours indicatif est proposé et que sa configuration pourra être adaptée à l’évolution de la météo. Il doit être confirmé au plus tard le jeudi 24 septembre, lors du briefing.
Le principe est de construire une boucle permettant aux deux classes de naviguer pendant environ 24 heures. Les deux parcours partagent plusieurs points de passage, mais ne sont pas identiques.
Pour les Ultim', le tracé indicatif part de l’ouest du chenal de Lorient avant de rejoindre la cardinale sud de la Jument des Glénan, puis un waypoint situé au large. Le parcours se poursuit vers un waypoint Région Bretagne, puis vers un waypoint Département du Morbihan, avant de revenir vers la pointe de Pen Men et Lorient.
Le parcours Ocean Fifty reprend le même départ et les mêmes grandes étapes, mais prévoit une boucle différente au niveau du waypoint Région Bretagne. Cette adaptation permet de tenir compte des différences de potentiel entre les deux catégories.

Les coordonnées publiées dans les instructions de course ne constituent donc pas un parcours définitif. La direction de course pourra notamment adapter les positions des waypoints en fonction des prévisions météorologiques, avec l’objectif de respecter le temps cible de l’épreuve. Une direction de course confiée à un certain Yann Eliès.
Le départ et l’arrivée seront installés dans le même secteur, à l’ouest du chenal de Lorient. La ligne d’arrivée sera matérialisée entre une bouée blanche « Finish » et un bateau comité. Les concurrents devront prévenir le comité de course par VHF lorsqu’ils se trouvent à environ trois milles de l’arrivée.
Un terrain de jeu fortement contraint
La performance ne sera pas seulement une affaire de vitesse. Les deux flottes devront composer avec plusieurs zones interdites à la navigation. Les instructions de course identifient notamment le dispositif de séparation du trafic au large d’Ouessant, plusieurs zones militaires R13 ainsi que différentes zones liées aux parcs éoliens de Capella, du Banc de Guérande et de l’île d’Yeu.
Ces contraintes font partie intégrante de la construction du parcours et de la stratégie de navigation. Elles viennent s’ajouter aux évolutions possibles de la météo et aux modifications de parcours que la direction de course peut décider pendant l’épreuve.
Une flotte encore à préciser
L’édition 2026 doit réunir les deux classes, mais les documents officiels de course ne constituent pas, à ce stade, une liste nominative définitive des inscrits. L’avis de course précise simplement que l’épreuve est ouverte aux bateaux Ultim' et Ocean Fifty répondant aux conditions d’admissibilité et disposant notamment d’un certificat de jauge 2026.
Parmi les concurrents annoncés pour cette édition figurent notamment, côté Ultim', Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire XI, Thomas Coville sur Sodebo Ultim 3, Tom Laperche sur SVR-Lazartigue, Anthony Marchand sur Actual Ultim 4, Louis Burton sur Armand Thiery et Charles Caudrelier sur le Maxi Edmond de Rothschild.
La flotte Ocean Fifty annoncée comprend notamment Matthieu Perraut sur Elvest, Erwan Le Draoulec sur Lazare x Hellio, Luke Berry sur Le Rire Médecin - Lamotte, Basile Bourgnon sur Edenred, Laurent Bourguès sur Ready to Go, Erwan Le Roux sur Plastic Odyssey Fifty, Léonard Legrand sur Sodebo Fifty, Thibaut Vauchel-Camus sur Solidaires en Peloton, Anne-Claire Le Berre sur Upwind by Merconcept, Pierre Quiroga sur Wewise et Baptiste Hulin sur Viabilis Oceans.
Cette composition reste toutefois à considérer comme une photographie de la flotte annoncée et non comme une liste définitive validée par les documents de course. Des incertitudes subsistent également autour de plusieurs bateaux et skippers. Et à ce jour, le site internet de la course ne fait état que de trois bateaux inscrits en Ultim' (Banque Populaire XI, Sodebo Ultim' 3 et SVR Lazartigue) et sept en Ocean Fifty (Elvest, Lazare X Hellio, Le Rire Médecin Lamotte, Sodebo Fifty, Solidaires en Peloton, UpWind By Mer Concept et Wewise).
Un nouveau tempo pour les 24H Ultim’
Avec ce départ fixé au vendredi à 13 heures, l’édition 2026 change donc le rythme de l’épreuve. Après les runs de vitesse du jeudi, les concurrents appareilleront vendredi matin avant de prendre le départ à 13 heures. La course se poursuivra pendant environ 24 heures, avec les premières arrivées attendues samedi.
Le programme officiel prévoit également la remise des trophées samedi 26 septembre à 19 h 30 à Lorient La Base, avant la soirée de clôture.
Pour cette cinquième édition, les 24H Ultim’ conservent ainsi leur double identité : un spectacle de vitesse au plus près de Lorient et de Groix, puis une véritable épreuve offshore où les skippers des Ultim' et des Ocean Fifty devront exploiter seuls leur machine pendant une journée et une nuit, avec pour seuls accompagnateurs à bord un observateur sur les Ultim' et un médiaman dans les deux classes. Cela pour une dernière confrontation et pour les Ultim' la première de la saison, avant la migration vers St Malo et le départ, début novembre, de la Route du Rhum Destination Guadeloupe.

Vendredi 4 septrembre 2027 : 4 Ulitm' sur 7 et les 11 Ocean Fifty
La liste des inscrits pour les 24H Ultim' a été révélée ce vendredi par Ultim' Sailing l'organisateur et il n'y aura que quatre Ultim' sur les sept inscrits à la Route du Rhum. Pour le moment les onze Ocean Fifty sont inscrits.


Dimanche 20 septembre 2026 : J-3 pour les 24H Ulitm' BPGO 2026
Les 11 Ocean Fifty sont toujours confirmés, avec qasi tous sur place ou en rade de Lorient ce dimanche : Sodebo Fifty de Léonard Legrand, Lazare X Hellio d'Erwan Le Draoulec, Viabilis Ocean de Baptiste Hulin, Ready to Go de Laurent Bourgues et Le Rire Médecin - Lamotte de Luke Berry et Solidaires en Peloton by Delanchy de Thibaut Vauchel-Camus en convoyage depuis leur port d'attache de St Malo, qui sont en train de rentrer ce dimanche midi en rade de Lorient pour le trimaran de Luke Berry et vers La Trinité sur Mer pour Thibaut Vauchel-Camus.
UpWind by MerConcept est à Concarneau, Edenred à la Trinité, Elvest et Wewise à Pornichet. Le plus éloigné étant Plastic Odyssée d'Erwan Leroux à La Rochelle.
Pour les Ultim', c'est encore plus simple, puisque que Sodebo Ultim' 3 de Thomas Coville, Actual Ultim' 4 d'Anthony Marchand et Banque Populaire XI d'Armel Le Cléac'h, sont au ponton à Lorient La Base. SVR Lazartigue est lui à Concarneau, où l'équipe travaille d'arrache-pied depuis son retour vendredi du Stage Ultim' du Pôle de Port Laf', avec de gros dégâts sur le foil et safran tribord, qui ont été démontés depuis. L'équipe avait déjà réinstallé les cales, système la version précédente du foil hier samedi. Restait du travail pour réinstaller le safran. Mais l'équipe a confirmé qu'elle serait bien présente à Lorient pour les 24H Ultim'.
L'ensemble de la flotte doit être présente mercredi matin à Lorient La Base, pour le début des vérifications techniques.

Armel Le Cléac'h, skipper du Banque Populaire XI : "L’idée est d’arriver aux 24H bien affûtés, de vérifier que tout est prêt, pour moi comme pour toute l’équipe. Et puis, il y aura l’heure du départ, les concurrents autour… Ce sera vraiment le moment de se mettre en chauffe. L'objectif sera de performer sur ces 24H et de jouer notre carte à fond. Ici on est dans une ambiance plus chaleureuse, avec les équipes, le public. Il y a cette dimension humaine avant d'entrer ensuite pleinement en compétition".
Mathieu Perraut, skipper d'Elvest : "Les 24H permettent de travailler à ce qui ressemble à un début de course : il faut être tout de suite dans le rythme et, avec des bateaux dont les niveaux de performance sont aujourd'hui très proches, les écarts à l'arrivée peuvent être minime. On avait trouvé ça vraiment sympa l'année dernière et c'est chouette de pouvoir partager un événement avec les Ultim'"
Lundi 21 septembre 2026 : Réparations à Concarneau, essais de voiles à Lorient
Les réparations se poursuivent à Concarneau devant chez MerConcept à bord du SVR Lazartigue. L'équipe a réinstaller la box du safran tribord et effectuer les vérifications pour que tout soit en ordre pour reprendre la mer.
Du côté de Lorient La Base, les IMOCA60 ont laissé la place sur le ponton central aux Ultim' et Ocean Fifty. Les trois équipes engagées sur les 24H Ultim', en ont aussi profité pour vérifier, voir changer leur voiles d'avant, sans doute en prévisions des conditions météorologiques.
Mardi 22 septembre 2026 : J-1 SVR Lazartigue retrouve son safran et les Ocean Fifty arrivent à Lorient
Le safran tribord du trimaran SVR Lazartigue a été réinstallé à Concarneau. L'équipe a été aux petits soins du trimaran toute la journée. Un semi rigide a été sortie de l'eau et mis sur remorque. Le trimaran de Tom Laperche sera bien au rendez-vous pour les 24H Ultim' BPGO 2026.

Du côté des Océan Fifty, deux de plus ont rejoint Lorient La Base : UpWind by MerConcept depuis Concarneau et Plastic Odyssée Fifty depuis La Rochelle.
La très bonne nouvelle du jour est la décoration du trimaran de Laurent Bourguès et l'annonce en fin d'après-midi du partenariat avec La French FAB.

Mercredi 23 septembre 2026 : Vérifications à Lorient, SVR Lazartigue toujours à Concarneau
Elvest et Wewise ont quitté au levé du jour Pornichet pour rejoindre Lorient La Base à la mi journée. Lazare à traversé au moteur la rade et la flotte des Ocean Fifty est au complet et quasi à l'heure pour débuter ses 24H Ultim' 2026. Briefing d'accueil, photos, vérifications techniques et de sécurité au programme, pour les juges arbitres et les équipes.
Idem du côté des trois Ultim' présents. Pour le quatrième à Concarneau, pas de convoyage vers Lorient La Base comme espéré initialement. Des problèmes techniques restent à régler, le trimaran de Tom Laperche devrait rejoindre ses petits camarades de jeux demain jeudi.


Le programme de jeudi 24 septembre :
09h00 — Départ des Ultim'
Appareillage depuis le ponton
09h30 — Départ des Ocean Fifty
Appareillage depuis le ponton
10h00 – 17h00 — 4 runs au large de Lorient et Larmor-Plage
Les Ultim' et Ocean Fifty s’affrontent sur quatre runs
16h00 – 16h30 — Retour des Ultim' au ponton
17h00 – 17h30 — Retour des Ocean Fifty au ponton
18h00 — Résultats
Annonce des résultats des quatre runs
Laurent Bourguès, skipper La French FAB : "Les 24H sont très importantes pour nous, car nous venons d’avoir un nouveau nom de bateau, La French Fab. On a bien bossé sur le bateau avec l’équipe et j’ai à cœur de montrer ce dont je suis capable. Depuis deux ans, malgré nos petits moyens, on a montré ce qu’on pouvait faire. Cela permet aussi de mettre en place le process avec l’équipe. C’est un beau warm-up, avec l’envie de bien faire. Le timing est parfait pour nous. On a des partenaires qui viennent sur les runs : c’est vraiment l’occasion parfaite pour communiquer et vivre un départ de cours".
Anthony Marchand, skipper d'Actual Ultim' 4 : "La Route du Rhum approche. On est dans les clous dans notre préparation, on a fait tout ce qu’on voulait faire. Les 24H Ultim sont un moment important dans cette préparation : cela permet de se confronter aux concurrents et de valider certaines choses. C’est aussi un moment d’échange chouette avec les marins. Les Ocean Fifty, les petits frères des Ultim, ont des vitesses impressionnantes. C’est beau de les voir naviguer et de voir tous ces multicoques sur une même ligne de départ.
Interview croisée (Source Team Sodebo)
Thomas, quel rôle joues-tu auprès de Léonard ?
Thomas Coville skipper du Sodebo Ultim'3 : "Je ne suis pas là pour lui dire comment faire, ni pour jouer les grands frères. En revanche, j’ai à cœur que, pour ses débuts sur la Route du Rhum, il évite certains écueils. En 1998, j’ai eu la chance de vivre une première participation exceptionnelle, qui m’a donné beaucoup de confiance pour la suite de ma carrière. Si je peux éviter à Léo de perdre du temps sur des détails qui ne sont pas essentiels, tant mieux. Mais je ne veux surtout pas casser sa spontanéité. C’est aussi à lui de tracer sa route".
Léonard, en quoi est-ce un atout d’avoir Thomas à tes côtés ?
Léonard Legrand skipper du Sodebo Fifty : "Je me sens totalement libre dans les choix que je fais autour du projet et, en même temps, c’est une chance énorme d’avoir quelqu’un comme Thomas à mes côtés. Il me challenge, il me pousse à me poser les bonnes questions, toujours avec bienveillance. Cette année, tout est nouveau pour moi, donc son expérience me fait gagner du temps. Je suis du genre impatient et il m’aide à ne pas brûler les étapes. Et il y a une phrase qu’il me répète souvent : ne pas vibrer trop haut quand tout va bien, ni trop bas quand ça se complique. C’est un conseil précieux".
Pourquoi cette interaction au sein d’une même équipe est-elle une force ?
Léonard Legrand : "Le fait de disposer de deux bateaux crée une vraie continuité tout au long de l’année. Pendant que Sodebo Ultim 3 était en chantier au printemps 2026, Thomas s’est beaucoup investi sur les Grands Prix en Ocean Fifty. Il m’a aidé à mettre le bateau au point, à affiner certains réglages et à progresser sur des détails d’utilisation. De son côté, cela lui a permis de continuer à naviguer, à prendre des départs en compétition et à garder une dynamique sportive. En Ultim, les périodes d’arrêt peuvent être longues, avec des chantiers qui prennent du temps. Cette complémentarité est donc bénéfique pour nous deux".
Thomas Coville : "C’est effectivement une vraie force de notre projet. Je me nourris de l’énergie de Léo. Dans notre complicité et notre relation particulière, je trouve un élan qui me fait avancer. Avec Léo, nous sommes indissociables et donc moins isolés que beaucoup de nos concurrents. Mais cette association va au-delà de notre relation à tous les deux. C’est la continuité de ce qu’on voulait construire : un projet encore plus fort, plus emblématique, capable de mettre en lumière un marin d’une autre génération, de lui donner sa chance et de le révéler, techniquement et humainement. Au fond, c’est notre marque de fabrique de faire progresser en interne. Derrière lui, il y a toute une équipe et beaucoup de personnalités qui se sont épanouies et ont grandi au fil de cette histoire. On s’est laissé le temps de construire quelque chose de fort".
Pendant la Route du Rhum, allez-vous suivre la course de l’autre ?
Léonard Legrand : "Bien sûr, parce qu’il y a beaucoup de liens sur le plan humain, technique et sportif. J’ai très envie que la course de Thomas se passe au mieux et qu’il aille chercher cette victoire. Je sais à quel point il la mérite. Et puis, je me suis beaucoup investi dans la préparation de Sodebo Ultim 3 par le passé. Je suis très attaché à ce bateau, avec lequel nous avons remporté le Trophée Jules Verne. Donc oui, je le suivrai de très près. »
Thomas Coville : « Moi aussi, je regarderai la course de Léo avec attention. Sur une Route du Rhum, on ne peut pas suivre tout le monde : il y a beaucoup de concurrents au départ. Je dis souvent aux enfants qui viennent à Saint-Malo de choisir un skipper à encourager. Cette année, mon choix est tout trouvé !"
Jeudi 24 septembre 2026 : Les Runs pour Banque Populaires XI et Sodebo Fifty dans le tout petit temps
L'été n'en finit plus même en Bretagne. Plus de 30 degrés, un soleil de plomb sur la rade de Lorient et pas de vent. Dommage pour une épreuve de vitesse, mais les équipages et leurs invités ont apprécié la journée.
Dans ces petits aires entre 7 et 12 noeuds, ce sont ceux qui ont pris les premiers créneaux le matin qui s'imposent au final, avec la victoire en Ocean Fifty de l'équipage de Léonard Legrand et en Ultim' de Banque Populaire XI d'Armel Le Cléac'h.
Léonard Legrand s'avourait sa victoire à son retour à quai et était heureux du partage avec les invités du bord. Quatre manches ont été disputés.
Classement Ultim' :
1 Banque Populaire XI en 1.56 min pour 1 milles lancé
2 SVR Lazartigue en 1.57 min
3 Sodebo Ultim' 3 en 2.19 min
4 Actual Ultim' 4 en 2.21 min
Classement Ocean Fifty :
1 Sodebo Fifty en 3.05 min
2 Viabilis Océan en 3.16 min
3 Lazare X Hellio en 3.20 min
4 Le Rire Médecin Lamotte en 3.30 min
5 Elvest en 3.321 min
6 UpWind by MerConcept en 3.47 min
7 Plastic Odyssé Fifty en 3.58 min
8 La French FAB en 4 min
9 Solidaire en Peloton by Delanchy en 4.17 min
10 Edenred en 4 .20 min
11 Wewise en 4.36 min.
Armel Le Cléac’h skipper du Maxi Banque Populaire XI : "On a fait des pointes à 33-34 nœuds de vitesse ce matin, c’étaient des conditions super sympas. Et avec les invités à bord, c’est vraiment l’occasion de partager et d’expliquer comment se manœuvrent ces grands bateaux. On est super contents, c’était un bon moment sur l’eau aujourd’hui".
Tom Laperche skipper du SVR-Lazartigue : "Tempête de ciel bleu aujourd’hui ! On a eu entre 10 et 13 nœuds ce matin, ce qui nous a permis de bien voler. Notre meilleur run était autour de 31 nœuds. C’est super sympa de faire profiter de nos bateaux merveilleux. C’est exceptionnel de partager avec des novices de la voile et aussi de faire naviguer nos équipes. Les vitesses des bateaux sont assez proches et, malgré nos déboires sur les appendices la semaine dernière, le bateau est prêt à naviguer pour les 24H Ultim !".
Léonard Legrand, skipper du Sodebo Fifty : "Le premier départ était le plus réussi pour nous, il y avait un peu plus de vent ce matin. L’idée était d’être le plus stable possible en vitesse sur un mille nautique. Il y avait des conditions météo assez calmes, donc on a pris le temps de discuter avec les invités. C’est un moment très sympa de partage. Il y a toutes sortes de questions, c’est assez ludique et intéressant".
Baptiste Hulin skipper du Viabilis Océans : "Comme prévu, c’était un peu léger, mais on a eu un premier run avec des vitesses sympathiques de 20 nœuds. En Ocean Fifty, nous avons l’habitude d’embarquer des invités, et c’est toujours magique de les voir avec des étoiles plein les yeux. Les conditions nous ont permis de passer moins de temps sur les manœuvres et de partager davantage avec eux, de répondre à leurs questions. C’est un exercice que j’apprécie vraiment".
Demain départ ponton vers 10 h, direction la ligne de départ sur les courreaux de Groix, avec une course au large de 24H. Le parcours a été revu en raison du faible vent annoncé :

Après le départ, les concurrents mettront d’abord le cap vers la Jument des Glénan, à laisser à tribord, avant de remonter vers le large d’Ouessant pour rejoindre le waypoint Banque Populaire Grand Ouest. Une première longue séquence d’environ 150 milles, qui donnera déjà lieu à un premier jeu de vitesse et de stratégie. À partir d’Ouessant, les deux flottes suivront des trajectoires différentes.
Pour les Ultim', le parcours se poursuivra par un long bord de près de 160 milles vers le milieu du golfe de Gascogne, jusqu’aux waypoints Région Bretagne et Lorient Agglomération.
Les Ocean Fifty, eux, effectueront un bord plus court, d’environ 120 milles, avant de rejoindre les mêmes waypoints.
Une fois ces marques passées, les deux flottes entameront leur remontée vers Groix, à laisser à tribord, avant de rallier Lorient, terme du parcours.
Sur le papier, l’itinéraire paraît simple : descendre vers le sud-ouest, traverser une partie du golfe de Gascogne, puis remonter vers Lorient. Sur l’eau, l’équation sera évidemment plus complexe. Il faudra conjuguer vitesse, stratégie à l’échelle du parcours et finesse tactique pour tirer le meilleur parti de chaque portion du tracé.
Vendredi 25 septembre 2026 : Top départ et bon départ pour la course au large
Les 15 concurrents de l'édition 2026, ont quitté un par un les pontons de Lorient La Base, après des derniers bricolages sur un safran, sur une galette de genak. Un départ sous un soleil radieux et déjà une température élevée pour un matin de septembre. Le tout sans anicroche, quasiment rythmé comme du papier à musique, malgré la taille et le nombre des montures. A 11 h, la base était redevenue calme laissant les équipes IMOCA60, Class40 et le Gitana Team à leurs préparations pour la prochaine Route du Rhum. Les équipes Ultim' ne se privant pas de jeter un coups d'œil au remontage du Gitana 18 et notamment ses fameux safrans...
Ils ont ensuite rejoint la zone de départ, débarqués leurs équipiers, reste à bord pour cette course en faux solo, un médiaman pour les Ocean Fifty et un médiaman et un co-skipper pour les Ultim' (Franck Cammas pour SVR, Pascal Bidégorry pour Actual, Sébastien Josse pour Banque Pop).
Pascal Bidégorry, co-skipper sur Actual Ultim' 4 : "Ça va être sport. Dès ce soir, ils vont être bien cuits ! Le but est de regarder et de prendre des notes sur les manœuvres d’Anthony. Le parcours sera court et intense, et c’est important de vivre cette relation en mer alors que, d’habitude, je suis à terre, en cellule de routage. C’est bien d’avoir quelqu’un qui valide nos outils de travail. Il va y avoir des notes à prendre ! Ça part avec peu de vent, mais on aura rapidement une vingtaine de nœuds en arrivant à Penmarc’h. Antho va gérer pas mal de manœuvres, au près comme au portant. Ça va être sport !"
Thomas Coville, skipper du Sodebo Ultim' 3 : "Yann Eliès (Directeur de course), nous a préparé un joli parcours ! Ça va être très technique, très physique, avec beaucoup de manœuvres et d’enchaînements, sur des bateaux très difficiles à manœuvrer. Cela va demander un engagement physique et mental total. C’est très bien vu de sa part. C’est ce qu’on demande à cet événement : nous challenger. La météo va être changeante, avec un passage de front, du vent fort, de la mer, mais aussi du vent faible. Une adaptation de chaque instant ! C’est un autre exercice par rapport aux grandes chevauchées auxquelles nous sommes habitués".
Un départ donné à 13 h, sur les coureaux de Groix, sous un grand soleil, un mer calme et un vent d'Ouest de 7 noeuds, qui devrait forcir dans les heures à venir et donner finalement une course plus intéressante qu'annoncé. Le plus prompte sur la ligne en Ultim' à été Thomas Coville sur Sodebo Ultim' 3 et en Ocean Fifty, Thibaud Vauchel Camus sur Solidaires en Peloton by Delanchy.
Très rapidement deux options ont séparé la flotte, ceux tirant tout droit à l'Ouest après la marque des Glénan et ceux préférent continuer vers le Nord. A ce petit jeu, après deux heures de course, menées à un bon rythme, SVR Lazartigue de Tom Laperche sur SVR Lazartigue était aux commandes en Ultim' et Erwan Le Draoulec sur Lazare en Ocean Fifty.
La cartographie :
Samedi 26 septembre 2026 : Victoire pour Tom Laperche sur SVR Lazartigue et Basile Bourgnon sur Edenred
A la première marque de parcours, dite marque BPGO et chacune des catégories ayant son propre parcours en parallèle, Basile Bourgnon sur Edenred passe en tête avec une petite marge sur Erwan Le Draoulac sur Lazare X Hellio, leader jusqu'ici. Quasiment au même moment Tom Laperche sur SVR Lazartigue enroule la sienne, avec déjà 6 bon milles d'avance sur Actual Ultim' 4 qui a sur ses talons Banque Populaires XI. Thomas Coville sur Sodebo Ultim' 3, voit déjà sa course ruinée suite à son option du départ. La descente vers la marque Région Bretagne va se faire à très hautes vitesses pour les Ultim' (entre 26 et 36 noeuds), mais aussi pour les Ocean Fifty qui taquinent eux les 30 noeuds. Armel Le Cléac'h sur Banque Populaire XI en profite pour passer Anthony Marchand sur Actual Ultim' 4 et Thomas Coville sur Sodebo Ultim' 3 ne parvient pas à recoller et passe la marque avec 40 milles de retard.
Du côté des Ocean Fifty, Léonard Legrand ne ménage pas sa peine à bord du Sodebo Fifty et passe Lazare X Hellio
à la marque Région Bretagne et s'empare de la deuxième place derrière l'intouchable Basile Bourgnon sur Edenred.
Les vitesses s'affolent
Les compteurs s'affolent pour se rendre à la marque Lorient Aglomération, Les Ultim's sont à plus de 40 noeuds, les Ocean Fifty taquinent les 30 pour les plus rapide, la fotte s'étale pour les Ocean Fifty. L'organisation décide vers 20 herues de rallonger le parcours de 80 milles en déplaçant 4ème et dernière marque du parcours, dans le Nord Ouest. Toute la nuit, les skippers solitaires (accompagné de leur coatch en Ultim' et d'un médiaman pour tous), vont cravacher leur monture, pour au levé du jour ce samedi matin voir arriver en tête Tom Laperche, à la barre de SVR-Lazartigue. Il remporte la 5e édition dans la catégorie Ultim' après avoir réussi à contrôler Armel Le Cléac’h sur le Maxi Banque Populaire XI. En Ocean Fifty, Basile Bourgnon s’impose avec Edenred V et conserve le titre remporté en 2025 en double.
Tom Laperche au bout d’un duel de 18 heures
Tom Laperche a franchi la ligne d’arrivée ce samedi à 7 h 28 min 46 s, après 18 h 28 min 46 s de course.
Le skipper de SVR-Lazartigue a parcouru 503,88 milles à une moyenne de 27,30 nœuds sur le parcours des 24H Ultim', dont la distance théorique était de 441,61 milles. Il devance de 10 minutes et 29 secondes Armel Le Cléac’h, deuxième avec Maxi Banque Populaire XI. La course s’est jouée dans un rythme particulièrement soutenu. Les deux trimarans sont restés au contact durant une grande partie de la course, tandis que le vent de nord faiblissait progressivement à l’approche de Lorient. "On est forcément un peu fatigués, on a quasiment pas dormi. On a énormément enchaîné les manœuvres, c’est assez rare de tenir un tel rythme avec ces bateaux. On n’a presque jamais eu un instant d’arrêt", expliquait Tom Laperche à son retour à quai.
Le skipper de SVR-Lazartigue a également raconté les vitesses atteintes pendant la nuit, avec des pointes comprises entre 40 et 45 nœuds lors de la remontée vers Lorient. "On s’est battus jusqu’au bout avec Banque Populaire. On a changé de voile en fin de course et on a un peu perdu de distance. Globalement, c’était hyper serré tout le temps : en vitesse, ça se joue à presque rien, à celui qui a fini de régler son bateau" a-t-il ajouté. Cette victoire intervient à quelques semaines du départ de la Route du Rhum Destination Guadeloupe, prévu le 1er novembre à Saint-Malo. Pour Tom Laperche et son équipe, les 24H Ultim' constituaient également une source de satisfaction après le foil et le safran endommagé il y a quelques jours sur le stage d'entraînement du Pôle de Port Laf'. Une belle récompense pour toute l'équipe et le travail acharné pour remettre en état le trimaran, avec l'ancienne version du safran tribord.
Il faudra attendre un peu plus d'une heure trente avant de voir arriver Actual Ultim' 4 et plus de 5 heures pour Sodebo Ultim' 3.
Basile Bourgnon conserve son titre en Ocean Fifty
Chez les Ocean Fifty, Basile Bourgnon s’est également imposé au terme d’une course menée de bout en boutsur son Edenred V.Ce samedi 26 septembre 2026 à 8 h 43 min 13 s, l’Ocean Fifty Edenred V a franchi en première position la ligne d’arrivée de la 5e édition des 24H Ultim'. Après 19 h 43 min 13 s de course dans des conditions toniques, Basile Bourgnon a dominé la flotte des onze multicoques de 15,24 mètres. Edenred V a parcouru 386,77 milles à une vitesse moyenne de 19,6 nœuds, alors que le parcours théorique représentait 354,80 milles, sur une boucle dans le golfe de Gascogne. Basile Bourgnon prend la troisième place au général.
Déjà vainqueur de l’épreuve en 2025 (en double avec Manu Le Roch), Basile Bourgnon conserve donc son titre sur les 24H Ultim'. Il devance Matthieu Perraut sur Elvest et Léonard Legrand sur Sodebo Fifty, respectivement deuxième et troisième de la catégorie Ocean Fifty.
Le skipper d’Edenred V avait pris les commandes dès les premiers milles et n’a ensuite plus quitté la tête de la flotte. Les onze Ocean Fifty engagés ont évolué dans des conditions variées, avec un rythme élevé jusqu’à l’arrivée.
Le choix effectué avant le départ, avec son équipe de routage, a notamment conduit Edenred V à partir vers le nord de Groix. "C’était dingue dès les premières minutes avec ce beau départ au milieu des Ultim' ! Encore une fois, sur ce type de format très court, je savais qu’il fallait être dans le bon timing sur la ligne de départ pour prendre de l’avance sur mes camarades de jeu", a expliqué Basile Bourgnon.
Le skipper d’Edenred V a également mis en avant les conditions rencontrées pendant la course : "Nous avons eu beaucoup de portant, c’est une allure géniale pour nos bateaux, j’ai pris beaucoup de plaisir ! J’ai très peu dormi, beaucoup manœuvré, c’était une belle régate au contact comme je les aime. J’ai fait des pointes à 34 nœuds, cela demande une vigilance de tous les instants". Cette victoire constitue le deuxième succès en solitaire de Basile Bourgnon cette saison après celui obtenu lors de la Drheam Cup. Elle confirme également la maîtrise affichée par le skipper sur son Ocean Fifty, mis à l’eau il y a un an.
À quelques semaines du départ de la Route du Rhum Destination Guadeloupe, cette nouvelle victoire vient compléter la préparation de Basile Bourgnon et de son équipe avant la transatlantique en solitaire.
Une répétition avant la Route du Rhum
Pour Yann Eliès, directeur de course des 24H Ultim', l’épreuve a surtout permis de mesurer la capacité des skippers à maintenir un rythme élevé pendant plusieurs heures. Ce qu'il faudra reproduire durant les premières 24 heures de course, après le départ de St Malo en novembre prochain. "Ce n’est pas forcément une course très stratégique, c’est surtout une course de maîtrise de son bateau. Il faut être prêt à tenir la cadence et à mettre le pied au plancher quand il le faut", expliquait-il.
Le directeur de course souligne également les vitesses atteintes par les multicoques, notamment lors du passage du plateau de Rochebonne, où les concurrents ont dû composer avec la présence de pêcheurs et les bouées à éviter. À l’arrivée, les deux vainqueurs et amis dans la vie de tous les jours, disposent d’un dernier résultat de référence avant la Route du Rhum. Tom Laperche s’impose en Ultim' avec SVR-Lazartigue après son duel avec Armel Le Cléac’h, tandis que Basile Bourgnon conserve son titre en Ocean Fifty avec Edenred V.
Les deux classes ont désormais rendez-vous avec le grand départ de la Route du Rhum Destination Guadeloupe, le 1er novembre prochain à Saint-Malo.
Classement Ultim' :
1 SVR Lazartigue | Tom Laperche | 18 h 28 min 46 sec |
2 Banque Populaire XI | Armel Le Cléac'h | 18 h 39 min 15 sec |
3 Actual Ultim' 4 | Anthony Marchand | 20 h 13 min 7 ses |
4 Sodebo Ultim' 3 | Thomas Coville | 23 h 56 min 20 sec |
Classement Ocean Fifty :
1 Edenred 5 | Basile Bourgnon | 19 h 43 min 13 sec |
2 Elvest | Matthieu Perraut | 20 h 22 min 10 sec |
3 Sodebo Fifty | Léonard Legrand | 20 h 40 min 54 sec |
4 Wewise | Pierre Quiroga | 21 h 14 min 33 sec |
5 Lazare X Hellio | Erwan Le Draoulec | 21 h 21 min 10 sec |
6 Solidaires en Peloton by Delanchy | Thibaut Vauchel-Camus | 22 h 59 min 20 sec |
7 Viabilis Oceans | Baptise Hulin | 23 h 48 min 30 sec |
8 Le Rire Médecin - Lamotte | Luc Berry | 23 h 49 min 3 sec |
9 Plastic Odyssée Fifty | Erwan Le Roux | 24 h 15 min 45 sec |
10 La French FAB | Laurent Bourguès | 26 h 52 min 9 sec |
11 Upwind by MerConcept | Anne Clare Le Berre | 27 h 20 min 22 sec |
Tom Laperche, skipper SVR Lazartigue : "Je suis forcément un peu fatigué parce que je n’ai presque pas dormi et qu’on a vraiment beaucoup enchaîné. C’est rare d’avoir ce rythme avec ces bateaux, autant de manœuvres en si peu de temps. Ça fait mal aux bras ! On a passé beaucoup de temps à tourner les manivelles, ça ne s’est quasiment jamais arrêté. On a fait un joli portant, avec une mer encore assez plate. Il commençait à y avoir de la houle, les bateaux s’envolaient. Le soleil se couchait, la lune se levait, ça scintillait, c’était vraiment beau. Ces bateaux sont merveilleux. Dans ces conditions, on était à 35-40 nœuds au portant. Ensuite, on a empanné de nuit pour partir vers l’île d’Yeu, au vent de travers, et là, ça allait vraiment vite : on était souvent entre 40 et 45 nœuds. Avec Maxi Banque Populaire XI, c’était très serré. C’est bien connu, on se bataille jusqu’au bout ! J’ai changé de voile à la fin, donc j’ai perdu un peu de distance. Ils vont vite, ils sont dans le coup. Globalement, ça s’est joué à quasiment rien, à celui qui finissait le mieux de régler son bateau. Tu sens que tout le monde est à fond. On fait tous quelques erreurs, on peut toujours faire mieux, mais on en a peut-être fait un peu moins que les autres. La course était belle, avec des sensations et des lumières extraordinaires. Au milieu de la nuit, en allant vers le dernier waypoint, on commençait à avoir la houle de face et les bateaux s’envolaient au-dessus. C’était trop beau. On fait des courses et on essaie de tout préparer pour gagner, donc je suis super heureux de cette victoire et de tout ce qu’on a mis en place avec l’équipe. Ces dernières semaines, on a eu quelques aléas, mais on s’est bien remobilisés et le bateau était au top. C’est une bonne dynamique. Tout le monde prenait aussi cette course comme une répétition générale : l’organisation, la mise au point, les timings, prendre un départ, faire en sorte que tout le monde soit rôdé… Ça s’est plutôt bien déroulé. On va débriefer, il y a toujours des choses à améliorer et on sait qu’on peut encore progresser."
Armel Le Cléac'h, skipper Banque Populaire XI : "Comme prévu, il y a eu pas mal de manœuvres, beaucoup de rythme et, comme on était au contact à trois bateaux puis à deux, ça augmente encore l’intensité et la veille. Il y avait de quoi faire, c’était cool ! On n’a pas vraiment eu le temps de s’ennuyer. À chaque fois qu’on terminait une manœuvre, il fallait déjà préparer la suivante. C’est passé très vite. Dès qu’on ne tournait plus les manivelles, on regardait à quel moment arrivait le prochain waypoint. On a fait des changements de bord assez importants, ce n’est pas forcément ce qu’on rencontre au large. Passer, par exemple, du près au portant, en solitaire sur ces bateaux, c’est un exercice particulier et assez engagé parce que les manœuvres prennent du temps. Le point stratégique était surtout au début de la course, jusqu’au premier waypoint. On a été un peu justes et on a pris du retard. Ensuite, c’était davantage une course de vitesse et de manœuvres. On a réussi à revenir au niveau de Tom, mais ils ont gardé le contrôle jusqu’à l’arrivée. Bravo à Tom et à SVR-Lazartigue pour cette belle victoire. Dix minutes d’écart, ce n’est pas grand-chose. On savait que nos bateaux étaient assez proches en potentiel, notamment dans ces conditions. Ça allait se jouer à celui qui ferait le moins d’erreurs. J’en ai fait quelques-unes au début, notamment un virement raté à l’approche de la première marque. Ensuite, j’ai réussi à rattraper mon retard, à passer Anthony et à revenir sur Tom, mais pas suffisamment. C’était surtout important de voir que tout fonctionne parfaitement sur le bateau. On n’a pas de problème particulier et la job-list ne va pas se rallonger !"
Anthony Marchand, skipper d'Actual Ultim' 4 : "C’était une chouette course, un chouette parcours. On ne pouvait pas rêver mieux comme format, avec beaucoup de manœuvres, de belles vitesses et du vent. Une belle lune toute la nuit, pas trop froid, pas trop de mer : c’était juste parfait ! Et surtout, une belle bataille avec les deux premiers. J’ai réussi à tenir la cadence jusqu’à l’île d’Yeu. J’ai eu plus de mal au près, mais c’était super ! J’ai eu un coup de stress au départ, mais je suis allé plutôt à droite, vers Doëlan, et ça s’est bien passé. Je suis revenu grâce à ça. Et le portant, c’était juste fabuleux, avec les Ultim' bord à bord à pleine vitesse. On a dû faire 46 nœuds au vent de travers. Le bateau est prêt, on a coché plein de cases. C’était une bonne idée d’avoir un veilleur à bord parce qu’il y avait beaucoup de pêcheurs, des bouées, des filets entre les deux. Ce n’est pas simple d’être à l’ordinateur tout en appelant les professionnels de la mer pour ne pas les gêner. Pascal a pris plein de notes pour me faire un bon retour et me permettre de progresser encore. On a une belle machine qui nous permet d’être dans le match, de régater, et cela change toute la manière de vivre les courses. Ça se joue à rien, on a envie de trouver le bon réglage tout le temps. C’est super enthousiasmant…"
Basile Bourgnon, skipper Edenred : "C’était dingue dès le départ ! C’étaient des conditions parfaites pour le bateau et des conditions que j’apprécie vraiment. On est parti tout de suite au nord de Groix, alors que les copains étaient partis chercher autre chose à terre. Le portant, ensuite, était génial. J’ai mis beaucoup d’intensité, je n’ai pas dormi et j’ai beaucoup manœuvré. Ce sont des bateaux sur lesquels il faut rester vigilant à chaque accélération. C’étaient des conditions extraordinaires pour nos bateaux. Je n’ai rien cassé et je voulais remercier toute l’équipe qui a bossé sur ce bateau. Il est fin prêt et j’espère qu’il continuera à gagner des courses !"
Matthieu Perrat, skipper d'Elvest : "Je suis très content, ça s’est super bien passé, avec un parcours très complet et toutes les conditions qu’on avait envie de travailler pour le Rhum. On était dans le haut de la plage des voiles ; on aurait pu mettre un peu moins de toile, mais personne ne l’a fait ! Il y avait de la maîtrise dans ces conditions. On a surtout fait un joli portant. C’est allé à toute vitesse et on n’a pas été trop gênés par la mer. Le reaching était cool, j’avais de super sensations et j’étais plutôt rapide par rapport aux autres. On était à 30-35 nœuds. J’ai même doublé Thibaut (Vauchel-Camus) au reaching, c’est un fait d’armes ! C’était vraiment super pour se mettre en forme pour le Rhum."
Léonard Legrand, skipper Sodebo Fifty : "C’était une chouette régate, avec un parcours très bien construit. Ça a bien joué entre les concurrents et j’ai pris beaucoup de plaisir à naviguer contre mes camarades. C’était une belle, belle régate ! Les gars carburaient, le niveau de jeu était élevé, il fallait tenir la cadence. Au reaching, on a levé le pied parce qu’on a fait un planté. On est restés calmes. L’engagement était élevé : je regardais les vitesses sur l’AIS, personne ne ralentissait ! Il y avait de la houle, mais avec une longue période, donc on n’était pas trop gênés. On a vraiment eu des conditions superbes. Le boss m’a ennuyé au départ (rires), c’était chouette, ce n’était pas prévu du tout ! On a mis du charbon pour rattraper Lazare au portant et je suis vraiment content. Je suis content d’avoir mis la sangsue Pierre Quiroga derrière moi. On ne s’en sort jamais : à chaque fois, il réapparaît ! C’était vraiment un bon moment à un mois de la Route du Rhum. Un succès !"







