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Argo Ultime officiellement lancé

Ultim Boat

14 avr. 2026

Un Ultime VPLP construit chez Multiplast pour Le Team de Jason Carroll

Argo Racing engage un changement d’échelle avec l’annonce d’un projet de trimaran Ultime à foils dont la mise à l’eau est visée à l’horizon 2029. Après plusieurs saisons d’exploitation intensive d’un MOD70 optimisé, le team américain franchit une étape stratégique en s’orientant vers un programme dédié aux records océaniques en équipage.


À la tête du projet, Jason Carroll s’est imposé ces dernières années comme un acteur régulier du circuit multicoque international à bord d'un Gunboat dans un premier temps, puis sur le circuit des GC32 et ensuite depuis 2018 sur le MOD70 Argo. Ce support monotype, sixième unité de la série MOD70, a fait l’objet d’évolutions techniques significatives, lui permettant d’afficher des performances solides aussi bien en Méditerranée que sur les parcours transatlantiques, caribéens et le Pacifiques, remportant de nombreuses courses et battant de nombreux records.


Selon Chad Corning, les limites intrinsèques du MOD70 constituent aujourd’hui un frein aux ambitions de records océaniques majeurs. Les références ciblées incluent notamment les traversées de l’Atlantique Nord et la Route de la Découverte, nécessitant des plateformes plus longues, plus puissantes et capables de maintenir des vitesses élevées sur de longues durées. Le futur trimaran affichera des dimensions de l’ordre de 32 mètres de long pour 23 mètres de large, s’inscrivant clairement dans la catégorie des Ultime. Mais pas dans le programme de la Classe Ultim'. Même si à terme le trimaran pourra intégrer cette classe.


La conception a été confiée à VPLP Design, agence reconnue pour son expertise dans les multicoques océaniques de dernière génération. Le cabinet est notamment à l’origine de plateformes majeures comme Banque Populaire XI ou SVR Lazartigue, toutes deux emblématiques de la montée en puissance des trimarans à foils. La collaboration entre Argo Racing et VPLP s’inscrit dans la continuité d’un travail déjà engagé sur l’optimisation du MOD70, mais également sur des projets annexes comme le Gunboat 80 de Jason Carroll.


Pour Quentin Lucet, ce projet présente un intérêt particulier du fait de son positionnement hors contraintes strictes de classe. Le programme orienté vers les records permet d’envisager des choix architecturaux plus ouverts, notamment sur les appendices, les systèmes de foils et l’optimisation aérodynamique globale, dans une logique de performance pure. D'orienter la cellule de vie, vers l'équipage et non pas le solitaire.


La construction sera assurée par Multiplast, chantier de référence dans la réalisation de grands multicoques en matériaux composites. Le calendrier prévoit environ deux années de construction, ce qui laisse entrevoir un lancement effectif en 2029 si les phases d’études et de validation technique se déroulent conformément aux prévisions.


Avec ce projet, Argo Racing s’inscrit dans une dynamique de montée en gamme observée ces dernières années chez plusieurs équipes internationales, où la quête de records océaniques devient un axe structurant parallèle aux circuits de course. Les batailles à venir sur les grands records océaniques, notamment avec une autre super machine actuellement en construction en Italie, vont redonner un grand intérêt aux tentatives de records.


Chad Corning, Project Manager d'Argo : "Comme pour VPLP, la décision a été évidente, Multiplast possède un historique impressionnant dans la construction de bateaux de course au large performants. Ils ont notamment participé à la réalisation de plusieurs Ultim' actuels et sont installés à proximité de VPLP à Vannes, ce qui facilite grandement les échanges. Nous prévoyons de naviguer en France pendant une grande partie de l’année, avant de nous rendre aux États-Unis afin d’attendre une fenêtre météo favorable pour tenter le record de l’Atlantique Nord, une fois la mise à l'eau effectuée".


Yann Pernfornis, DG de Multiplast : "Concevoir un bateau dédié aux records est un exercice qui nous passionne et qui s’inscrit pleinement dans l’ADN du chantier. Nous allons nous investir totalement dans ce projet, d’autant que le calendrier offre aux architectes, puis à nos équipes, le temps nécessaire pour travailler dans de bonnes conditions. Ce planning nous convient parfaitement : il s’intègre idéalement dans notre cycle de production, après les trois Imoca actuellement en construction".

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