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Dessiner le bateau le plus rapide du monde

Scuttlebutt Sailing News

16 mai 2026

A lire l'interview de Quentin Lucet de chez VPLP pour le futur Ultime Argo

Le projet Argo Racing entre dans une nouvelle dimension. Dans une interview accordée à Scuttlebutt Sailing News, Quentin Lucet, architecte associé chez VPLP Design, détaille les contours du futur trimaran géant commandé par l’Américain Jason Carroll. Long de 32 mètres pour 23 mètres de large, ce multicoque inspiré des Ultim' vise une mise à l’eau en 2029 avec une ambition claire : devenir le bateau le plus rapide du monde.


Le partenariat entre Argo Racing et VPLP ne date pas d’hier. Les deux structures collaborent depuis plusieurs années autour du MOD70 Argo, actuellement en vente, notamment sur l’évolution des foils et des safrans. Selon Quentin Lucet, le projet de passer à une plateforme beaucoup plus grande s’est construit progressivement pendant près de dix-huit mois, avec plusieurs cycles d’études avant validation définitive par Jason Carroll et son équipe.


Chez VPLP, six à sept personnes travaillent déjà à plein temps sur le programme. La phase de conception devrait durer environ un an, avant deux années de construction au chantier Multiplast. L’équipe souhaite également réunir des experts internationaux issus notamment de la Coupe de l’America afin d’apporter une approche plus globale et innovante au développement du trimaran.


L’un des points clés du projet réside dans l’absence de contrainte liée à la jauge Ultim'. Ce bateau étant pensé pour battre des records, les architectes disposent d’une plus grande liberté, particulièrement sur les questions d’aérodynamique et d’organisation de la plateforme. Contrairement aux trimarans de la Classe Ultim' actuels conçus principalement pour le solitaire ou le double, cette unité naviguera avec un équipage complet de six ou sept marins, autorisant des choix techniques plus radicaux.


Quentin Lucet estime enfin que ce trimaran ouvrira une “seconde génération” des Ultim' volants. Après les premiers foilers capables de soulager partiellement le déplacement (MACIF à l'origine), puis les générations assurant un vol quasi continu, l’objectif est désormais de concevoir un bateau capable de voler en permanence quelles que soient les conditions de mer.


Lire l’interview complète sur Scuttlebutt Sailing News

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