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Direction la Guadeloupe

Ultim Boat - Photo : Sébastien Sauvêtre

17 févr. 2026

Cap à l'Ouest

Le large ne laisse jamais de place à l’improvisation. Et lorsqu’il s’agit de préparer une échéance aussi majeure que la Route du Rhum, chaque mille parcouru devient un laboratoire grandeur nature. C’est dans cet esprit que Armel Le Cléac'h et Sébastien Josse ont quitté leur port d’attache de Lorient samedi matin, peu après 8 heures, à bord du trimaran Ultim' Banque Populaire XI, direction la Guadeloupe.

Objectif initial : tenter de battre en solitaire le record de la Route de la Découverte. Mais la météo de cet fin d'hiver n’offrait pas de fenêtre favorable. Plutôt que de s’obstiner, l’équipe a opté pour une solution bien plus riche sportivement : une double traversée de l’Atlantique, idéale pour engranger des milles et multiplier les situations techniques en conditions réelles.


Un entraînement en « faux solo »

Le principe est clair : Armel Le Cléac’h navigue dans des conditions proches du solitaire, tandis que Sébastien Josse joue le rôle d'observateur, tout en limitant volontairement son intervention. Une manière de tester l’homme et la machine sur la durée, tout en gardant un filet de sécurité indispensable sur ces géants de 32 mètres capables d’avaler les milles à des vitesses folles. Et le départ a immédiatement donné le ton.


Golfe de Gascogne avalé à 30 nœuds

Neuf heures et quart après avoir quitté Lorient, le trimaran avait déjà franchi le golfe de Gascogne à une moyenne impressionnante de 30 nœuds, longeant ensuite la pointe nord de l’Espagne avant de glisser vers le sud.

Ce matin, le bateau filait déjà au large du Portugal à plus de 27 nœuds, avant de poursuivre sa descente rapide le long des côtes de l’Espagne dans la soirée. Le cap est désormais clairement orienté vers l’archipel de Madère, première étape météo stratégique avant la grande bascule vers l’Ouest de l'Atlantique Nord.


Objectif : accumuler les situations

Cette double transatlantique n’est pas qu’une simple traversée. Elle doit permettre de valider de nombreux points cruciaux :

  • fiabilité des systèmes à haute vitesse,

  • organisation de la vie à bord sur longue durée,

  • gestion des phases météo contrastées,

  • transitions entre navigation côtière et grand large,

  • et surtout, endurance du skipper dans un rythme proche de la course.

Chaque mille parcouru aujourd’hui prépare la bataille de demain.


Une première étape prometteuse

Les premières heures de mer montrent en tout cas un équipage parfaitement dans le rythme, profitant de conditions portantes pour dérouler un départ rapide et propre. La suite dépendra désormais de la météo , une météo compliquée depuis des semaines sur l'Atlantique Nord. Mais une chose est certaine : la préparation d’Armel Le Cléac’h pour la Route du Rhum est bel et bien lancée.



Lundi 16 février 2026 : A mi chemin entre Madère et Les Canaries


Armel Le Cléac'h et son binôme Sébastien Josse, présent à bord en cas de problème, dans cette traversée en faux solo, ne traînent pas en chmin ! Après être passés à la mi journée dans l'Est de Madère, le trimaran est en ce tout début de soirée à mi-chemin entre Madère et Les Canaries, sur une trajectoire Sud, Sud/Ouest, à près de 30 noeuds. Près de 1300 milles parcourus depuis samedi matin.



Mardi 17 février 2026 : Cap à l'Ouest


Banque Populaire XI, est passé dans l'Ouest des Canaries en milieu de nuit dernière et a poursuivi sa route au Sud - Sud Ouest jusqu'à la hauteur de Dakhla au Maroc, avant de virer à angle droit direction la Guadeloupe.3. La descente et maintenant la traversée de l'Atlantique est toutjours aussi soutenue, à environ 30 noeuds en quasi permanence. Bien que Sébastien Josse, indique : "Ne pas du tout aider Armel Le Cléac'h et qu'il ne lui fait même pas le café !"



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