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Les 118 skippers de la Route du Rhum Destination Guadeloupe à Paris

Ultim Boat - Photo : Jean-Louis Carli / OC Sport / Factstory / 2026

22 sept. 2026

L'édition 2026 est lancée

À moins de quarante jours du départ de la 13e édition de la Route du Rhum Destination Guadeloupe, les skippers engagés étaient réunis ce mardi 22 septembre à Paris, aux Folies Bergère, pour la journée de présentation de la flotte. Cent dix-huit concurrents, dont onze femmes, prendront le départ le 1er novembre 2026 depuis Saint-Malo.

Près de la moitié des navigateurs participeront pour la première fois à la célèbre transatlantique en solitaire. Les 118 skippers seront répartis dans six catégories, avec un parcours identique pour tous : partir au large de la pointe du Grouin, à Saint-Malo, et rejoindre Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.


« C’est une transatlantique en solitaire qui a des règles simples : aller le plus vite possible », rappelle Joseph Bizard, directeur d’OC Sport, organisateur de la course.


Le village de la Route du Rhum ouvrira ses portes le 20 octobre à Saint-Malo, avant le départ prévu le 1er novembre. La flotte quittera les côtes bretonnes après le passage au large de la pointe du Grouin, pour s’engager dans l’Atlantique en direction de la Guadeloupe.


Une flotte renouvelée et internationale


Si la Route du Rhum reste historiquement très liée à la course au large française, l’édition 2026 comptera 16 skippers étrangers parmi les 118 engagés. Le plateau rassemble plusieurs générations de navigateurs, des marins expérimentés et des concurrents qui découvrent pour la première fois cette épreuve.

Chez les Ultim', huit trimarans seront au départ. Thomas Coville sur Sodebo Ultim' 3, Armel Le Cléac’h sur Maxi Banque Populaire XI, Anthony Marchand sur Actual Ultim' 4 et Tom Laperche à bord de SVR Lazartigue figurent parmi les concurrents attendus aux avant-postes. Louis Burton sur Armand Thiery sera en embuscade derrière. Tenant du titre, Charles Caudrelier sera également au départ avec Gitana 18, pour sa première Route du Rhum à bord de ce trimaran volant, dernier né de la flotte.


Le Gitana 18, nouveau bateau de la classe, constituera l’une des nouveautés techniques de cette édition. Ses performances seront particulièrement observées lors de la traversée. Alexia Barrier sera également au départ en Ultim'. Elle disposera d’un bateau qui compte trois victoires sur la Route du Rhum, remportées en 2010 avec Franck Cammas sur Groupama 3, 2014 dans les mains de Loïck Peyron sous les couleurs de Banque Populaire et 2018 avec Francis Joyon. Sans oublier Guirec Soudée et son Liamm.

Les temps de traversée théoriques des Ultim' pourraient être inférieurs à une semaine dans les conditions favorables. Les autres catégories évolueront sur des durées plus longues, avec des écarts importants selon les performances des bateaux et les conditions météorologiques.


Les Ocean Fifty au cœur d’une forte concurrence


En Ocean Fifty, dix jours environ sont envisagés pour les meilleurs concurrents dans les conditions permettant une traversée rapide. La catégorie réunira une flotte particulièrement dense, avec plusieurs générations de skippers.

Erwan Le Roux sur Plastic Odyssey Fifty et Thibault Vauchel-Camus sur Solidaires en Peloton by Delanchy figurent parmi les marins les plus expérimentés. Ils retrouveront notamment Basile Bourgnon sur Edenred, Pierre Quiroga sur Wewise et Baptiste Hulin sur le sister-ship Viabilis Oceans.

La concurrence entre ces trimarans de 50 pieds s’annonce particulièrement ouverte. Les écarts de performance et les choix tactiques pourront évoluer au fil de la traversée, notamment dans les zones météorologiques complexes de l’Atlantique. Pour cela, à l'image de la Classe Ultim', les skippers seront autorisés à recourir à une équipe de routage à terre.


En IMOCA60, un des faroris, qui a une revenche à prendre sur l'édition précédente, ce nomme Sam Goodchild, qu'on retrouve aussi sur l'Ultim' Banque Populaire XI. Le skipper de MACIF devra se méfier des nouveaux monocoques mis à l'eau ces dernières semaines.


En Class40, Guillaume Pirouelle sur Sogestran Seafrigo et Pierre Leboucher sur Institut Imagine, habituellement équipier sur Sodebo Ultim' font partie des concurrents attendus aux avant-postes. Mais la catégorie compte de nombreux autres skippers susceptibles de se mêler à la lutte.

Les meilleurs Class40 pourraient effectuer la traversée en environ quatorze jours. Comme dans les autres classes, les conditions météorologiques et les choix de route joueront un rôle déterminant dans le déroulement de la course.

Les Vintage, entre compétition et aventure

Les catégories Vintage Multi réunira des bateaux plus anciens et des profils de navigateurs très variés. Quatre anciens trimarans de la classe ORMA60 seront au départ. Francis Joyon, avec OCEANS, Eric Perron sur French Touch Ocean Club, Gilles Lamiré sur Groupe GCA et Damien Seguin, avec Arkéa – Handicap International, feront partie des représentants de cette flotte. Les performances de ces anciens multicoques, remis à neuf, pourraient leur permettre de se rapprocher des temps réalisés par les Ocean Fifty. Il faudra compter aussi sur le géant de la Classe Use it Again de Romain Pilliard. Romain Pilliard dont le fils Titouan sera lui engagé Vintage Mono, sur un très bon 50 pieds, sorte de réplique miniature des IMOCA60.


Les concurrents de ces deux catégories devraient rester en mer sensiblement plus longtemps que les bateaux des classes les plus rapides. Selon les conditions, leur traversée pourrait durer entre seize et vingt-cinq jours.

Ces catégories rassemblent des bateaux hétérogènes, des anciens professionnels et des amateurs expérimentés. Elles reposent également sur des moyens différents de ceux mobilisés dans les classes les plus technologiques, avec une part importante accordée à l’autonomie et à la préparation individuelle.


Une première Route du Rhum pour près de la moitié de la flotte


Avec 118 skippers au départ, dont près de la moitié participeront pour la première fois à l’épreuve, l’édition 2026 réunira des expériences très différentes de la course au large. Basile Bourgnon, engagé sur l’Ocean Fifty Edenred, fait partie des marins pour lesquels cette première participation revêt une dimension particulière. "La Route du Rhum Destination Guadeloupe, c’est une course qui n’est anodine pour personne. Si je devais choisir la course de mes rêves, ce serait forcément celle-là. J’ai grandi avec, elle est ancrée dans mon histoire familiale… Il y a forcément une petite pression dans la préparation parce qu’on n’a pas envie de se rater. Et puis en Ocean Fifty, ça va être génial : la classe a rarement été aussi dense et à ce niveau. Il y a tellement de rebondissements possibles qu’on sait que rien ne sera joué jusqu’à l’arrivée !"


Le départ sera donné le 1er novembre depuis Saint-Malo. Après plusieurs jours de préparation au sein du village, les 118 skippers prendront la direction de la Guadeloupe pour une traversée en solitaire dont la durée dépendra de leur catégorie, de leur bateau et des conditions météorologiques rencontrées sur l’Atlantique.



Armel Le Cléac’h skipper du Maxi Banque Populaire XI : "La Route du Rhum Destination Guadeloupe est un objectif majeur pour moi et pour toute l’équipe. Je n’ai jamais caché le lien fort que j’avais avec cette course : petit, je me rendais aux pontons avec mes parents, je suivais la course à la radio et j’ai toujours rêvé de la disputer un jour. Avec l’équipe Banque Populaire, nous préparons cette nouvelle édition en essayant de ne négliger aucun détail. C’est comme un sportif qui prépare les Jeux olympiques : ce sont des années de préparation pour être prêt le Jour J et répéter au mieux ce qu’on s’est évertué à préparer. On sait que chaque détail compte à l’approche de la course et qu’il faudra être d’attaque pour tout donner dès le top départ".


Basile Bourgnon, skipper Edenred : "La Route du Rhum - Destination Guadeloupe, c’est une course qui n’est anodine pour personne. Si je devais choisir la course de mes rêves, ce serait forcément celle-là. J’ai grandi avec, elle est ancrée dans mon histoire familiale… Il y a forcément une petite pression dans la préparation parce qu’on n’a pas envie de se rater. Et puis en Ocean Fifty, ça va être génial : la classe a rarement été aussi dense et à ce niveau. Il y a tellement de rebondissements possibles qu’on sait que rien ne sera joué jusqu’à l’arrivée !"


Francis Joyon skipper de OCEANS : "La Route du Rhum, ça a toujours été des expériences fortes et intenses. Ce sont de grands moments de passion et d’aventure, une course extrême aussi et c’est pour ça que j’y retourne. Je suis très heureux de constater que la Route du Rhum permet à la classe Orma de reprendre vie. Ce sont des bateaux extraordinaires, très puissants et très engagés. À titre personnel, je me réjouis à l’idée de retourner à bord d’un bateau que j’ai conçu et avec lequel j’ai connu tellement d’aventures".

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