Spindrift 2 à la poursuite d'IDEC Sport 2ème

 

 

 

02/12/2019 : Yann Guichard a confirmé la fenêtre météo, avec un départ dans la nuit de mardi à mercredi devant Ouessant. Une troisième tentative pour le Spindrift racing à bord de son maxi trimaran Spindrift 2. Objectif battre le record de l'équipage de Francis Joyon en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.

 

Spindrift 2 ne fera pas d'escale à Brest, le trimaran quittera son port d'attache de la Trinité sur Mer pour faire route mardi matin, vers la ligne de départ à Ouessant.

 

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : "Nous allons partir de La Trinité/mer mardi matin pour passer la ligne de départ du Trophée Jules Verne devant Ouessant entre 18h00 mardi et 6h00 mercredi : à affiner en fonction des évolutions météorologiques. Les conditions sont assez bonnes avec un temps à l’équateur autour de cinq jours et pour une fois, on partirait avec une brise modérée de secteur Est dans le golfe de Gascogne puis nous bénéficierons d’alizés de Nord qui se renforceront le long du Portugal. Nous aurons quelques empannages à faire jusqu’à Madère avant d’effectuer notre « aile de mouette » pour piquer vers le pot au noir.  Le pot au noir semble toujours plutôt favorable à l’Est comme lors de la Transat Jacques Vabre et Brest Atlantiques. Ce qui est bénéfique pour entrer dans l’hémisphère Sud : nous espérons passer le cap de Bonne-Espérance en moins de treize jours, ce qui nous permettrait d’être en avance sur le temps de Francis Joyon et ses hommes. Tout cela est un peu loin, mais d’ores et déjà, on voit que l’Atlantique Sud n’est pas fermé et que nous pourrions accrocher une dépression au large du Brésil pour arriver sur l’Afrique du Sud assez rapidement".

 

 

03/12/2019 : Dès 9 h 30 le team Spindrift racing était à pied d’œuvre sur le ponton de la Trinié sur Mer avec le beau temps. Pour la petite histoire un membre de l’équipe a passé les deux dernières nuits à bord du maxi trimaran.

Après les adieux, et les dernières interviews, Spindrift 2 quittait à 11 h 30 son ponton, remontait le chenal du port de la Trinité sur Mer, passait devant sa base de St Philibert (L'alblum photos ).

 

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : "C’est plutôt une bonne fenêtre météo pour atteindre l’équateur en un peu plus de cinq jours et l’Atlantique Sud semble s’améliorer au fil des heures : la première partie de ce tour du monde est donc bonne. Nous avons deux nouveaux safrans qui vont nous permettre d’améliorer encore les performances de Spindrift 2, mais les records sont de plus en plus difficiles à battre ! De toutes façons, c’est un voyage fabuleux et cela reste une aventure, humaine, technique, sportive. L’équipage est très motivé avec un noyau dur qui reste fidèle et cette fois, nous partons dans des conditions très tranquilles dans le golfe de Gascogne avant d’accélérer sensiblement après le cap Finisterre…".

 

Erwan Israël, navigateur de Spindrift 2 : " Il faut être persévérant sur ce Trophée Jules Verne ! Il faut d’abord un bon bateau bien préparé, une bonne alchimie dans l’équipage et bien sûr, une météo favorable. Et si les conditions s’annoncent très clémentes au départ, nous allons enchaîner avec une belle descente vers l’équateur. Et nous entrevoyons un passage au cap de Bonne-Espérance en douze jours, ce qui est un très bon chrono par rapport au temps de référence".

 

Thierry Chabagny, barreur de Spindrift 2 : "Je ne suis pas le seul à avoir détenu le record, il y a aussi Xavier Revil à bord ! Et nous sommes six sur douze à avoir déjà bouclé le tour du monde en multicoque mais c’est un équipage cohérent, homogène, qui connaît bien le bateau qui a été optimisé au fil des ans. Spindrift 2 est désormais plus léger, donc plus aérien avec l’avantage de pouvoir régler la poussée avec les safrans, donc plus performant, plus nerveux. On tente une troisième fois, ce qui est un peu une habitude sur le Trophée Jules Verne car peu d’équipages l’ont accroché dès la première tentative !".

 

Erwan Leroux, barreur et baot captain de Spindrift 2 : "Ce sera mon premier tour du monde quand nous arriverons à Brest, mon premier cap Leeuwin et mon premier cap Horn ! J’ai connu l’océan Indien mais cela s’est arrêté ensuite sur bris d’un safran… Les conditions de départ s’annoncent paisibles, ce qui donne une certaine douceur à ce démarrage. En plus, on part de la « maison », de La Trinité/mer, avec un temps correct à l’équateur et normalement, un bon chrono au cap de Bonne-Espérance".

 

Très rapidement, les voiles étaient à poste et Spindrift 2 mettait le cap vers le phare de la Teignouse à la pointe de la presqu’île de Quiberon, qu’il passe à 19 nœuds. Un peu plus tard, Spindrift 2 était au large de Groix à 23 nœuds. 

En fin d'après-midi, Spindrift 2 croisait au large de Camaret à 15 noeuds en direction du Nord.

 

Spindrift 2 devrait couper la ligne de départ à Ouessant vers 21 h 00.

 

A 20 h 00 : Spindrift 2 est à Ouessant il progresse à vitesse très réduite au N/E

Yann Guichard et le Spindrift racing en sont à leur troisième tentative sur le Trophée Jules Verne à bord du plus grand trimaran de course au Monde. Le Spindrift 2 qui a échoué de peu lors de sa première tentative, qui n'a pas pu prendre le départ suite à un démâtage et qui a du ambadonner en Australie lors de sa dernière tentative suite à un porblème de safran est de retour sur la ligne de départ du Trophée Jules Verne. Après un allègement général du trimaran l'ajout de plans porteur sur les safrans et des foils eux aussi plus porteur. C'était l'instalation d'un abri pour l'équipage à la manoeuvre, une bonne dose de confort. Pour cette tentative, les plans porteurs des safrans sont réglables.

 

 

Ils seront 12 à bord : Yann Guichard (skipper), Erwan Israël (navigateur), Jacques Guichard (chef de quart / barreur-régleur), Grégory Gendron (barreur / régleur), Xavier Revil (chef de quart / barreur-régleur), François Morvan (barreur-régleur), Thierry Chabagny (barreur-régleur),  ((barreur / numéro un), Erwan Le Roux (barreur-régleur), Duncan Späth (barreur-régleur), Benjamin Schwartz (barreur / numéro un), Jackson Bouttell (barreur / numéro un) 

Sans oublier le routeur à terre, Jean Yves Bernot

IDEC Sport, skipper Francis Joyon et ses 5 homes d'équipage pour un record incroyable en 40 jours 23 heures 30 min et 30 sec, soit près de 5 jours de moins que l'ancien record !

Le Challenger

Le tenant du titre

La cartographie Spindrift 

 

A 21 h 55 et 54 sec l'équipage de Spindrift 2 a franchi la ligne devant le phare de Cleach à Ouessant pour une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne.

 

14 noeuds de vent de SE, Spindrift 2 est passé à 24 noeuds sur la ligne.

 

Yann Guichard et son équipage doivent être de retour avant le 13/01/2020 à 21 h 27 min et 25 sec pour battre le record.

04/12/2019 : La journée a été conforme aux prévision, une traversée du golfe de Gascogne à un train de sénateur pour Spindrift 2, qui lui fait perdre une 100ène de milles sur le record. Puis peu après le cap Finistère, le maxi trimaran a accéléré pour refaire peu à peu son retard sur la déscente le long de l'Espagne.

 

Mais à 21 heures la trajectoire paraît étonnante, Spindrift se dirige vers la côte à 19 noeuds !

 

Quelques minutes plus tard Yann Guichard, annonce sur Twitter qu'il est obligé de mettre fin à la tentative suite à un gros problème de safran :

 

A 20h UTC, Yann Guichard, skipper de Spindrift 2, a pris la décision de faire demi-tour et de mettre fin à la tentative de record sur le Trophée Jules Verne en cours.
Une décision difficile qui survient à la suite d’une grosse perte de contrôle du bateau,  laquelle aura nécessité l’intervention de deux marins sur la barre pour redresser la situation. Ce décrochage du safran a créé une avarie sur le système de barre qui rend impossible la conduite normale du bateau. Tous les marins sont sains et saufs. Néanmoins l’état de Spindrift 2 ne permet pas d’aborder la suite du tour du monde dans des conditions normales et sécuritaires de navigation.

Le bateau fait actuellement route vers la Trinité-sur-Mer. Plus d'informations à venir.

 

Une nouvelle terrible pour le Spindrift racing !

05/12/2019 : Yann Guichard skipper de Spindrift 2 donne les explications sur les raisons de l'abandon de la tentative sur le Trophée Jules Verne :

 

Yann Guichard : "On court après le temps avec ces safrans depuis un an. Nous avions cassé dans l’océan Indien en février dernier et nous avions décidé de construire deux nouveaux appendices. Mais nous les avons reçus tardivement, fin septembre, et il a fallu les optimiser plusieurs fois après des sorties en mer. Même si nous pensions avoir résolu le problème, nous avions quand même une « épée de Damoclès » avec ces safrans lorsque nous sommes partis mardi de La Trinité-sur-Mer. Nous savions aussi que les conditions météorologiques après le départ de Ouessant allaient nous permettre de nous rassurer une dernière fois sur leur fiabilité avant d’entamer les mers du Sud. On a essayé plusieurs fois de solutionner le problème, mais cela réapparaît aux grandes vitesses : on ne peut plus contrôler Spindrift 2 même avec deux équipiers à la barre. Ce n’est pas raisonnable de continuer comme ça car il y a un risque de perte totale du trimaran à haute vitesse, ce qui engendre des risques pour l’équipage mais aussi pour le bateau avec le système de barre qui peut céder ! La première fois, on a réussi à reprendre le contrôle du bateau mais on ne peut pas faire un tour du monde avec ce problème technique …
Spindrift 2 ne peut donc pas naviguer en toute sérénité au-delà de 35 nœuds de vitesse, or ce sont ces scores qui sont nécessaires pour espérer améliorer le temps de référence du Trophée Jules Verne (40j 23h 30’ 30’’). Spindrift 2 était déjà, lors de cette perte de contrôle, dans des alizés portugais qui prenaient du coffre au fil des heures (plus de 25 nœuds) avec une mer encore très maniable, ce qui laissait entendre que la situation ne pouvait pas s’améliorer quelle que soit l’intervention de l’équipage. Nous faisons route vers La Trinité-sur-Mer dans un flux de Nord Est modéré, mais une dépression va nous passer dessus après la traversée d’une dorsale cette nuit. Nous allons attendre que le coup de vent se calme avant d’embouquer le chenal d’entrée : nous serons au ponton vendredi soir. Mais au vu des problèmes à résoudre, je ne pense pas que nous puissions repartir cette année pour une tentative sur le Trophée Jules Verne. C’est une déception pour toute l’équipe car nous avions trouvé une bonne fenêtre météo pour partir".

Temps de références :

 

Ouessant-équateur : 4j 20h 07’ (Spindrift 2 en 2019)
Équateur-Cap des Aiguilles : 6j 08h 55’ (Banque Populaire V en 2012)
Cap des Aiguilles-Cap Leeuwin : 4j 09h 32’ (IDEC Sport en 2017)
Cap Leuuwin-Cap Horn : 9j 08h 46’ (IDEC Sport en 2017)
Cap Horn-Équateur : 7j 04h 27’ (Banque Populaire V en 2012)
Équateur-Ouessant : 5j 19h 21’ (IDEC Sport en 2017)

 

Dates & Chiffres du Trophée Jules Verne d'IDEC Sport :

 

Départ le 16 décembre 2016 à 8 h 19 TU

Arrivée le 26 janvier 2017 à 7 h 49 et 30 sec


Distance parcourue : 26 412 milles

A la moyenne de : 26.85 noeuds

 

Meilleure journée :  894 milles parcourus à 37,3 noeuds

 

Le plus grand retard en milles : 755 milles au 11ème jours

 

Avance sur le record : 4 jours, 14 heures, 12 minutes et 23 secondes.

 

 

Records Intermédiaires d’IDEC Sport : 

 

Cap des Aiguilles-cap Leeuwin : 4 jours, 09 h et 37 mi

Ouessant- cap Leeuwin : 17 jours, 06 h  et 59 min

Ouessant –Tasmanie : 18 jours, 18 h, 31 minutes

Ouessant-Cap Horn : 26 jours, 15 h et 45 min

 

 

Temps de passages :

 

Equateur Aller : 5 jours, 18 heures, 59 minutes, soit 4 heures et 3 minutes de retard sur Banque Populaire V

 

Bonne Espérance : 12 jours, 19 heures, 28 minutes, soit 0 jour, 21 heures et 40 minutes de retard sur Banque Populaire V

 

Cap des Aiguilles : 12 jours, 21 heures, 22 minutes, soit 0 jour, 21 heures, 34 minutes de retard sur Banque Populaire V

 

Cap Leeuwin : 17 jours, 06 heures, 59 minutes, soit 16 heures et 58 minutes d’avance sur Banque Populaire V

 

Tasmanie : 18 jours, 18 heures et 31 minutes, soit 1 jour, 12 heures et 43 minutes d’avance sur Banque Populaire V

 

Cap Horn : 26 jours, 15 heures et 45 minutes, soit 4 jours et 6 heures d’avance sur Banque Populaire V

 

Equateur retour : 35 jours, 4 heures et 9 minutes, soit 2 jours, 22 heures et 36 minutes d’avance sur Banque Populaire V.

 

Equateur – Ouessant : 5 jours, 19 heures, 21 minutes

 

 

 

Nouveau temps sur le Trophée Jules Verne : 40 jours 23 heures 30 min 30 sec

 

Le temps à battre de Banque Populaire V : 45 jours 13 h 42 min 53 sec

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La Cartographie d'IDEC Sport

 

Photos : Spindrift racing