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Un podium d'ultimes marins !

La deuxième étapes a été plus ventée qu'annoncée. Le vainqueur, Armel Le Cléac'h sur Banque Populaire aura bouclé les 406 milles en 2 jours et 5 heures. Il fallait prendre la tête avant la première marque du parcours au phare d'Eddystone, car les options étaient quasi inexistantes ensuite, avec les DST et la marque à virer à Antifère de l'autre côté de la Manche.

Photo : Banque Populaire

C'est ce qu'à fait Armel Le Cléac'h en prenant la tête dès le phare Britannique, pour ensuite accélérer, toujours et encore et lâcher la flotte pour s'assurer la victoire de cette deuxième étape.


Deux autres skippers, ont aussi formidablement joués sur ce deuxième opus de la Solitaire du Figaro 2020, Sam Goodchild sur Leyton, qui prend une très, très belle deuxième place à 33 minutes du vainqueur (Meilleure performance d'un skipper Anglais depuis 1975 !). Un Sam Goodchild régulier depuis le départ et régulier depuis le début de saison en Figaro 3. Enfin, Yann Eliès sur Quéguigner, réalise une très belle remontée et monte sur la troisième marche du podium à Dunkerque.


Jack Bouttell sur Fromagerie Gillot, s'en sort extrêmement bien lui aussi, avec une belle 15ème place, enfin Violette Dorange sur Devenir/IDEC Sport, prend une 33ème place.


Au général, Armel Le Cléac'h s'empare de la première place, après deux étapes, il est suivi en deuxième position par le vainqueur de la première étape Xavier Macaire à 37 min et 30 sec, puis Sam Goodchild sur la troisième marche du podium à 43 min et 59 secondes du leader et en 4ème position Yann Eliès à 51 min et 14 secondes.


Au classement des skippers internationaux, Sam Goodchild sur Leyton conforte sa première place.


Rien n'est joué pour le moment, des chamboulement en voile et plus particulièrement sur la Solitaire du Figaro, course en temps, sont courants.


Armel Le Cléac'h, skipper Banque Populaire : "La dernière fois que j’avais gagné, c’était en Espagne (à Gijon en 2013). J’avais refait La Solitaire du Figaro l’année dernière, mais ça ne m’avait pas réussi, je n’étais pas loin sur la dernière étape, mais c’est Eric Péron qui s’était imposé. Je suis super content, c’est certes une septième victoire d’étape, mais c’est surtout une belle victoire d’étape, avec la manière, elle a été construite stratégiquement, et après, il y a eu la bonne vitesse, tout a été bien jusqu’au bout, je suis 100% satisfait... Je ne sais pas si j'ai retrouvé le feeling des mes dernières victoires, mais c’est sûr que j’ai de bonnes sensations à bord, J’ai le sentiment d’être en harmonie avec le bateau, avec la stratégie, mais aussi d’être bien en vitesse, un domaine dans lequel j’avais un peu péché sur la première étape. J’ai réussi à faire ce que je voulais. J’étais bien en phase, quand je suis passé en tête à Eddystone, j’étais content de ma stratégie, ça m’a mis en confiance pour la suite. Derrière, ce n’était pas simple, il n’y avait pas beaucoup de vent pour attaquer les côtes sud anglaises, ça revenait un peu par derrière, finalement, c’est reparti par devant. Et là, je me suis accroché, j’ai beaucoup barré, en essayant de tirer les bons bords, je n’ai pas forcément pensé à marquer les autres, parce que c’est souvent comme ça qu’on se fait rattraper, j’ai réussi à creuser. La nuit dernière, j’étais bien content en passant la bouée A8, au large d’Antifer de ne plus voir grand-monde derrière. Ça fait du bien au moral de gagner, parce que ça faisait un petit moment qu’il n’y avait pas eu une victoire sur Banque Populaire. Il y avait une année 2018 très difficile, l’année 2019, c’était la reprise avec Le Figaro, j’avais gagné la Solo Concarneau, mais une victoire d’étape sur La Solitaire du Figaro, c’est un cran au-dessus. Je me retrouve en tête au général à mi-parcours, on va continuer comme ça, l’objectif est toujours le même, c’est-à-dire prendre étape après étape, comme je l’ai fait jusqu’à maintenant. L’objectif est de continuer à bien naviguer aux avant-postes, comme j’ai pu le faire en partie sur la première étape, totalement sur la deuxième. Je pense qu’il y aura un vrai bilan à tirer au bout de la troisième étape, il nous restera alors un sprint, on verra le classement général et les écarts à ce moment. Là, on est encore loin de Saint-Nazaire, il y a une étape qui s’annonce très difficile, on a deux étapes dans les pattes, un peu de fatigue qui s’accumule. Et avec le classement général qui commence à se dessiner, certains vont jouer un peu différemment, on verra. C’est sûr que je ne peux pas être mieux placé, mais il reste un gros bout de chemin à parcourir... J’ai dû faire deux siestes la première nuit, trois-quatre de vingt minutes la deuxième journée et voilà. J’ai essayé d’en faire une tout à l’heure, parce que je commençais à avoir les yeux qui se fermaient tout seuls, mais le vent est rentré, donc j’ai tenu avec l’adrénaline, je me suis passé la tête sous l’eau, et le fait que la ligne d’arrivée approche aide à tenir".


Sam Goodchild, skipper Leyton : "Je suis super content, je n’attendais pas forcément cette deuxième place, mais j’ai bien travaillé depuis le début, c’est chouette de doubler Yann à la fin, je suis désolé pour Yann, mais ça fait du bien de se mettre entre lui et Armel, c’est une belle brochette. Mon objectif ce matin était de doubler Martin (Le Pape, 4e), le fait d’avoir doublé Yann était la cerise sur le gâteau. Je l’ai suivi pendant trois heures et il m’a oublié, j’e suis allé chercher du courant à un moment où il ne s’y attendait pas. C’était une étape beaucoup plus courte que la première, mais j’ai beaucoup moins dormi. Là, ça fait 36 heures que je me disais qu’il fallait que j’aille dormir, mais le vent était tellement instable, que je n’arrivais pas à trouver un moment, il fallait être dessus tout le temps, tout le temps adapter les réglages aux variations. C’était vraiment dur de ne pas avoir une minute pour se reposer et bien manger. Heureusement que ce n’était pas trop long. Je suis content de mon classement, je n’ai jamais fait aussi bien jusqu’à présent sur La Solitaire, deuxième sur une étape, non plus, c’est top. Maintenant, il faut que j’arrive à dormir et ne pas me mettre la pression d’ici la troisième étape".


Yann Eliès, skipper Quéguiner : "J’ai manqué un peu d’énergie sur la fin, Sam était un peu plus en forme que moi, un peu plus sur les réglages, et je ne m’attendais pas à ce que ça mollisse comme ça, je pensais qu’on allait finir dans du vent dans un mode un peu guerrier, et en fait, ça se finit dans un mode un peu plus fin, ce n’est pas très très grave. C’était important pour moi de faire une belle étape, ça me rassure, je reprends confiance en moi, j’ai douté, ça fait quand même plus d’un an que je n’arrive pas à avoir de résultats en Figaro Bénéteau, que je ne fais que des contre-performances, je commençais à me demander si j’étais encore capable d’y arriver, je le suis. J’espère que ça va se concrétiser sur la prochaine étape et que je vais continuer à monter en puissance, en tout celle-là me fait vraiment du bien.C’est une étape qui est vraiment marquée par Armel Le Cléac’h, nous, derrière, on a suivi comme on pouvait, on a galéré pour essayer de le tenir, mais il l’a imprimée de bout en bout, il a vraiment été impérial. J’ai un peu hésité au début à prendre son option, parce qu’il y avait des routages qui nous faisaient aller tout droit vers Eddystone, au moment où j’ai compris que ça allait le faire, c’était trop tard, en plus, je suis parti derrière. C’était en tout cas le coup d’entrée qu’il ne fallait pas rater.Ça serait bien que j’arrive à gommer mes débuts d’étape pour me faciliter la tâche, parce que la différence sur un départ coûte quand même 40 minutes au final. Après, j’ai pris du plaisir, notamment sur le bord du portant, j’arrive à trouver les manettes. Au général, je suis là où je devrais être (quatrième), il va falloir tout donner sur les deux dernières étapes, si je pouvais continuer à bien progresser, ça me ferait plaisir parce que j’avais besoin de retrouver de la confiance."

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