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Ocean Fifty bilan, solitaire et projection

La saison des Ocean Fifty, bat son plein, après les 1000 milles des Sables disputés en solitaire et remporté par Sam Goodchild sur Leyton, a eu lieu le Pro Sailing Tour 2022. Circuit disputé pour la deuxième saison en équipage, sur des courses inshores et des Défi 24 heures offshores.


Bilan Pro Sailing Tour 2022


Cette deuxième version, disputée en trois épisodes, (Bonifacio, Brest et la Baie de St Brieuc) et le Final Rush de Cowes à Roscoff en passant par le Fastnet, a été beaucoup plus disputée. La domination de l'an passé du Leyton Sailing Team de Sam Goodchild, n'a pas été rééditée. La concurrence à été beaucoup plus rude et les deux derniers bateaux construit Koesio et Arkéma, après une période de découverte, et un gros chantier d'hiver pour Arkéma, ont démontré tout le bien fondé de se lancer dans une nouvelle construction, même dans une classe comme les Ocean Fifty, très contrainte.


Akéma de Quentin Vlamyck s'impose, devant Leyton de Sam Goodchild et Koesio d'Erwan Le Roux. Forcément déçu, Sam Goodchild, reconnaissait qu'il devient difficile de lutter contre les dernières montures mises à l'eau, malgré tout l'excellent travail fourni par son équipe.

L'organisateur du Pro Sailing Tour se montre très satisfait de cette saison, qui sera à l'équilibre financièrement. Un Pro Sailing Tour qui reste pourtant compliqué de suivre (aucun live vidéo alors que tous les moyens techniques sont en place, mais réservés au documentaire, un tracker qui reste malgré les améliorations très très juste, etc) et confidentiel en dehors du microcosme de la course au large.

Pourtant l'engouement est grand du côté de ce microcosme justement. Plusieurs skippers et pas des moindres, souhaiteraient se lancer dans l'aventure. Et il est vrai, qu'un budget en Ocean Fifty est bien inférieur à un projet d'IMOCA60 ou encore d'ultime. Et pour une entreprises, les retombées internes et avec ses clients peuvent être très positifs.



Pro Sailing Tour en chiffres

  • 2000 : milles parcourus au large

  • 19 : départ de la course côtière

  • 5 : étapes entre Méditerranée (Bonifacio), Atlantique (Brest) et Manche (Saint-Quay-Portrieux en Baie de Saint-Brieuc, Cowes sur l'Ile de Wight puis arrivée à Roscoff en Baie de Morlaix)

  • 6 : nationalités parmi la flotte (Suisse, Espagne, France, Royaume-Uni, Portugal et Canada)

  • 400 : des heures de rushes TV captées à bord de l'Ocean Fiftys

  • 15 : media-women et media-men à bord des multicoques inshore et offshore

  • 52 : nombre d'équipiers à bord tout au long de la saison, dont quatre femmes

  • 1 000 : des enfants venus dans les différents villages de course pour rencontrer les skippers et les bateaux

  • 2023 : en janvier, un documentaire immersif, la série "Ocean Fifty", sera diffusé en quatre épisodes sur le Pro Sailing Tour 2022


Yann Eliès (Koesio) : "Les Ocean Fifty sont des machines incroyables, idéales pour ce type de format de course. Je me suis beaucoup amusé sur le Pro Sailing Tour !"


Morgan Lagravière (Leyton) : "J'ai adoré l'Ocean Fifty, le circuit, le format, il a tout ce que j'aime. Il y a des gens formidables, on aime la régate et c'est rapide avec les courses au large et au contact".


Thierry Chabagny (Komilfo) : "Cette classe Ocean Fifty et ce circuit très intense sont vraiment sympas, je suis un débutant et j'adore ça !"


Alex Pella (Arkema) : "Je n'ai jamais vécu une régate aussi intense que le Challenge 24h en Corse, même si j'ai couru partout dans le monde. Ce circuit est incroyable ! Les bateaux sont très pointus et le niveau super régulier. Il y a de belles batailles".


Pablo Santurde (Koesio) : "Il y a beaucoup de jeu dans chaque course. La moindre erreur se paie vraiment. Les courses côtières sont toujours belles et à chaque fois c'est vraiment une belle expérience".


Laurane Mettraux (Leyton) : "Je suis très heureuse de retrouver le Pro Sailing Tour cette année. C'est toujours des batailles incroyables sur des multicoques vraiment fun à naviguer".


Retour au solitaire pour finir la saison


Dès le week-end prochain, ils seront cinq skippers (Ils sont six inscrits, mais Primonial de Sébastien Rogues est toujours en chantier à Cowes suite au talonnage sur le Solent), à s'élancer sur la DRHEAM Cup depuis Cherbourg pour rejoindre La Trinité sur Mer via le Fastnet, soit 1000 milles. Le Grand Prix de France de Course au Large est une course qualificative pour la prochaine Route du Rhum Destination Guadeloupe. Une très bonne façon de préparer l'objectif phare de la saison de bon nombre d'équipes.


Une Route du Rhum, qui sera forcément très disputées, vu le niveau, mais il est bien difficile de dégager un favoris, tant l'exercice du multicoque en solitaire est si particulier et n'a rien de comparable avec une inshore en équipage ou une course côtière de 24 h en équipage de trois, plus médiaman.



Le Tracker pour suivre la DRHEAM Cup


Ils seront normalement huit au départ à St Malo début novembre. Primonial sera réparé d'ici là, Les Ptits Doudou est quasiment fin prêt à La Trinité sur Mer pour reprendre ses navigations et Gilles Lamiré va faire convoyer au moteur son trimaran démâté des îles Scilly à St Malo cette semaine, pour un chantier de réparation suite à son démâtage lors du Final Rush. Une solution a été trouvée pour le mât pour être présent à St Malo. Il n'a pas été possible de récupérer l'ensemble du mât au large des Scilly.


Projection sur 2023


Le Pro Sailing Tour est reconduit pour une troisième saison, comme initialement convenu avec la Classe Ocean Fifty. Une saison qui se déroulera en quatre épisodes. Viendra s'ajouter une transatlantique, organisée par Ultim' Sailing d'Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot, qui discutaient avec la Classe depuis plusieurs mois. Avant de repartir dans l'autre sens début novembre depuis Le Havre.


La saison, du Pro Sailing Tour, débutera par deux épisodes en Méditerranée à partir de début mai 2023 et se terminera, en Atlantique fin juin. Même principe à chaque épisode, deux jours de courses inshores en équipage en Baie et un Défi 24 h au large en équipage réduit.


En juillet 2023, s'élancera de Terre Neuve, La Route des Terre-Neuvas, qui reliera St Pierre & Miquelon à la Baie de St Brieuc. Le départ est annoncé pour le 9 juillet pour une arrivée à St Quay Portrieux vers le 15 du même mois. Un parcours engagé sur l'Atlantique Nord, même à cette période de l'année sur 2120 milles.


Philippe Paturel, Président et fondateur de Route Saint-Pierre & Miquelon : "Cela fait plus de trois années que nous travaillons sur cette nouvelle Transat aux saveurs des Grands Bancs de Terre-Neuve et de notre Bretagne si chère aux habitants de l’Archipel. Nous sommes très fiers de ce partenariat avec nos amis de Saint-Brieuc Armor Agglomération ainsi qu’avec les équipages de la Classe Ocean Fifty !"


Erwan Le Roux, skipper de Koésio : "Cette course fait renaître en nous beaucoup de souvenir, avec ces pêcheurs qui sont aller sur les bancs de Terre Neuve pêcher. On est content que la Classe Ocean Fifty est été choisie pour faire cette course. En 5-6 jours on sera capable de relier St Pierre à St Quay Portrieux".


Eric Perron, skipper de Komilfo : "La course Terre-Neuvas va allier le culturelle à la course à la voile, revenir sur le pourquoi qu'on est là. L'Atlantique Nord, c'est toujours compliqué, il est certain que ça sera une course engagée. Avec les Ocean Fifty, ça sera engagé".


Sam Goodchild, skipper de Leyton : "Oui ça donne envie de faire cette transat, j'ai fait Québec-St Malo une fois, mais si on voit ces îles on ne s'y arrête pas ! Donc oui j'aimerai bien découvrir ce cadre incroyable. Une transatlantique Nord sur les Ocean Fifty, qui aime la brise et la mer, ça sera incroyable !"


La saison se terminera par la Transat Jacques Vabre, course en double depuis Le Havre, vers les Antilles de nouveaux normalement.


Aux huit Ocean Fifty actuellement engagés sur le circuit, vont venir s'ajouter dans les prochains mois deux nouveaux bateaux, dont la construction a débuté pour au moins l'un d'eux. Une écurie, qui fait construire un nouveau bateau (Sébastien Rogues), va se séparer de l'actuel Primonial et il n'est pas impossible de voir un skipper, qui a dominer les deux dernières saisons, passer en IMOCA60, ce qui laissera un autre bateau à disposition d'éventuel nouveaux skippers. Et ils sont nombreux à avoir des envies de venir sur ce circuit (Vincent Riou, Martin Le Pape, Tom Laperche...). D'autan que les places sont limitées (10 bateaux), mais une réflexion est menée pour passer à 12 Ocean Fifty. Un bon chiffre pour une bonne visibilité des participants, pour la Classe Ocean Fifty !






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