St Maxime Act 1Elvest devant
- Ultim Boat

- Apr 29
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Updated: Apr 30
Le rideau s’est levé ce mercredi sur l’Act 1 des Ocean Fifty Series 2026, disputé à Sainte-Maxime, dans le golfe de Saint-Tropez. Pour cette entrée en matière, seuls sept trimarans étaient présents sur la ligne de départ, alors que onze unités étaient initialement attendues.
Plusieurs absences expliquent ce plateau réduit. Viabilis et Ready to Go ont déclaré forfait. Le Rire Médecin - Lamotte, victime d’un chavirage juste avant de rallier Sainte-Maxime, a été remis à l’endroit lundi mais n’a pas pu prendre le départ. Quant à Plastic Odyssey Fifty, retardé dans sa reconstruction puis dans son convoyage, il rejoindra directement la flotte à Ajaccio pour l’Act 2.

Des conditions idéales mais des manches intenses
Sous un grand soleil, dans 19 degrés, sur une mer belle et avec un vent oscillant entre 12 et 18 nœuds, les équipages ont disputé quatre manches de parcours construits. Les trimarans évoluaient avec grand-voile haute associée à un grand gennaker ou à un petit gennaker selon les options retenues.
Derrière la carte postale méditerranéenne, la réalité sur l’eau fut nettement plus rugueuse. Départs tendus, enchaînements rapides de manœuvres, pression tactique permanente : les parcours courts ont immédiatement mis en valeur les équipages les plus précis dans les transitions et les plus inspirés stratégiquement.
Le plan d’eau de Sainte-Maxime, pourtant réputé accueillant, s’est révélé exigeant pour une flotte composée en immense majorité d’équipages peu familiers du golfe de Saint-Tropez.
Des invités au cœur de l’action
Chaque Ocean Fifty embarquait quatre invités partenaires sur chacune des manches, soit environ soixante personnes sur la journée. Tous ont pu vivre de l’intérieur l’intensité des départs, les affrontements aux marques et la pression de la compétition.
Nouveauté appréciée : chaque guest disposait d’un casque audio lui permettant d’entendre les échanges à bord entre skipper, tacticien et équipiers.
Elvest frappe fort d’entrée
La première course pour l'équipage du Sodebo Fifty, qui est en apprentissage. Du côté de Sébastien Rogues et l’équipage d’Elvest, ils ont rapidement imposé leur rythme en remportant les deux premières manches du jour. Une entame solide qui leur a permis de prendre d’entrée l’ascendant psychologique sur la flotte.
Dans leur sillage, Lazare, mené par Erwan Le Draoulec, s’est montré particulièrement menaçant avant de connaître un coup d’arrêt lors de la troisième manche.
Troisième manche sous tension : quatre départs volés
La troisième course a été la plus agitée de la journée. Erwan Le Draoulec sur Lazare et Pierre Quiroga sur Wewise ont été rappelés pour départ prématuré sans revenir réparer leur faute. Tous deux terminent non classés.
Anne-Claire Le Berre sur Upwind by MerConcept et Léo Legrand sur Sodebo Fifty ont également mordu la ligne, mais ont cette fois régularisé en repassant correctement la ligne de départ. Profitant de cette manche à rebondissements, Basile Bourgnon sur Edenred, engagé dans son premier Grand Prix en Ocean Fifty, s’est offert sa première victoire du jour.
Elvest conclut et vire en tête
L’épisode de la troisième manche a visiblement calmé les ardeurs générales. Le départ de la quatrième course s’est montré bien plus sage. Elvest en a profité pour reprendre la main et s’adjuger la dernière manche.
Au classement général provisoire, Sébastien Rogues et son équipage occupent donc la première place à l’issue de cette première journée. Le programme reste dense avec quatre manches supplémentaires prévues jeudi. Une brise d’est plus soutenue est annoncée, accompagnée de vagues devant Sainte-Maxime. De quoi promettre une deuxième journée encore plus physique pour la flotte des Ocean Fifty et peut-être différente.
Classement après la 1er journée :


Léonard Legrand, skipper de Sodebo Fifty : "Je découvre un peu la gestion de groupe, la gestion de sportifs de ce très haut niveau que nous avons à bord. C'est nouveau pour moi, mais ils sont hyper bienveillants et l'ambiance est vraiment très bonne. Je suis hyper content de les avoir autour de moi parce qu'on sent que ça fait progresser le projet. On a vraiment très très hâte d'aller se confronter et d'être bord à bord avec les autres Ocean Fifty. On sait qu’il y a un très bon niveau, que les bateaux sont bichonnés aux petits oignons. On est à la fois curieux, mais il faut qu'on soit concentrés, qu'on fasse les choses simplement sans se surestimer... L’objectif de cette première confrontation à Sainte-Maxime, c'est vraiment de découvrir le potentiel de Sodebo Fifty. Nous sommes au tout début de notre histoire (rappelons que le trimaran a été remis à l’eau le 29 mars). Et puis prendre du plaisir, parce qu'on a un équipage de très bon niveau et aussi très sympathique, c'est très agréable d'aller sur l'eau tous les cinq. Pour ce premier grand prix, cela va se dérouler sur un petit plan d'eau, donc ça va faire des parcours intenses en rythme parce qu'on va vite arriver à la bouée d'après. Les manœuvres vont beaucoup s'enchaîner et ça nous convient parce que je pense qu'on est capable de bien œuvrer, de bien se parler. Ça va être physique. On commence avec du plutôt petit temps mercredi et ça va monter crescendo jeudi, vendredi parce que le vent va être plus fort et les bateaux iront plus vite. Ce sera chouette car nous allons aussi partager avec des invités pendant les courses, qui vont vivre l’expérience de manière immersive".
Présentation de l’équipage de Sodebo Fifty par Léonard Legrand
Charles Defontaine, n°1 : "C’est l’équipier d'avant. C'est aussi le boat captain du bateau, il connaît Sodebo Fifty par cœur, techniquement, dans la structure, dans les taquets, les bouts… C'est important de l'avoir à bord parce qu’il appréhende aussi le bateau en compétition et il voit des optimisations à faire pour le solo plus tard. C'est lui qui roule les voiles d'avant. C'est un poste assez physique où il est toujours en équilibre ou en déséquilibre sur le filet. C'est l'acrobate du bateau !"
Fred Denis, tacticien : "Sa responsabilité, c’est la stratégie de course, et donc sortir la tête du bateau et regarder ce qui se passe autour : savoir où sont les concurrents, avoir la vision du plan d’eau, observer les oscillations et les variations de vent, et s'assurer qu'on réalise bien le parcours, qu'on fait une bonne trajectoire. C'est Freddy qui donne le rythme pour dire dans combien de temps on manœuvre, qu'est-ce qu'on va faire comme manœuvre, etc. On est, entre guillemets, à son service pour réaliser la trajectoire qu'il a définie. Il y a toujours une petite part d'inconnue, de loterie dans l'histoire mais il a quand même une bonne expérience. Il connaît aussi bien ces bateaux, et puis je suis hyper content de renaviguer avec lui après notre tour du monde de cet hiver."
Charlotte Yven aux réglages et au piano : "Elle est en binôme avec moi sur ce poste. Charlotte est en pleine découverte du multicoque mais elle comprend bien les bateaux et s'adapte très vite. On appelle ça le piano parce que ça ressemble un peu aux mains sur un piano qui bougent dans tous les sens. C'est un peu le moteur du bateau et notre mission est de bien régler le bateau pour le faire avancer le plus vite possible. Charlotte s’occupe des appendices comme la dérive, les foils, alors que je m’occupe des voiles d'avant. Ça m'intéresse parce que c'est vraiment ce que je vais avoir à faire par la suite. Je veux être capable de régler parfaitement Sodebo Fifty en solo."
Et pour finir, Thomas Coville à la barre :« C'est moi qui ai voulu cette organisation, pour la suite du programme, où je vais naviguer principalement sous pilote. Pour les Grands Prix, ça me plaît beaucoup de lui confier la barre parce que Thomas a une bonne sensibilité et, dès qu'on change quelque chose aux réglages, il est capable de nous dire ce qu'il perçoit. C'est très bien pour progresser pour la suite. En plus, il a ce rôle dans lequel il excelle, d'avoir un œil général sur le fonctionnement du bateau, et de donner le ton."




